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Tir de missile nord-coréen : Air France dément tout incident mais modifie ses plans de vol

Le tir de missile montré à la télévision nord-coréenne, le 29 juillet 2017.
Le tir de missile montré à la télévision nord-coréenne, le 29 juillet 2017. Kim Won-Jin, AFP

Le dernier tir d'un missile intercontinental nord-coréen est passé à seulement une centaine de kilomètres d'un vol Air France. La compagnie a nié toute atteinte à la sécurité du vol, mais a néanmoins élargi sa zone de non survol dans la région.

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Les 323 passagers du vol Air France 293 du 28 juillet dernier ont peut-être échappé au pire. Comme l'a révélé la chaîne américaine ABC, le missile balistique intercontinental (ICBM) tiré par la Corée du Nord est passé à environ 100 km de l'appareil de la compagnie française. Si l'avion avait décollé avec 5 à 10 minutes de retard, les trajectoires des deux engins auraient pu se croiser, d'après les autorités américaines.

Le vol Air France empruntait pourtant ce jour-là la voie aérienne légale, éloignée de l'espace nord-coréen qui est interdit de survol.

La zone de non survol élargie

Interrogée par France 24, la compagnie assure ainsi que "le vol AF293 du 28 juillet 2017, reliant Tokyo-Haneda à Paris-CDG, s’est déroulé conformément à son plan de vol et sans qu'aucun événement ne soit relevé. Ce vol a emprunté une des routes aériennes utilisées par de nombreuses compagnies pour relier le Japon à l'Europe".

"Les informations dont dispose Air France à ce stade indiquent que le missile s'est abîmé en mer à plus de 100 kilomètres de la trajectoire de son avion, confirme le transporteur aérien. Pour autant, même si cette distance était avérée, elle ne remettrait pas en question la sécurité du vol. Par ailleurs, en collaboration avec les autorités, Air France rappelle qu’elle analyse en continu les zones de survol à risque et adapte ses plans de vol en conséquence."

Après cet incident, Air France a cependant décidé qu'"à ce stade, et par mesure de précaution, la compagnie a pris la décision d’élargir la zone de non-survol autour de la Corée du Nord, pays qu’elle ne survole pas".

Selon Pyongyang, le missile Hwasong-14 a atteint l'altitude de 3 724,9 km et a parcouru 998 km avant de plonger dans les eaux de la mer du Japon.

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