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Affaire Grégory : Murielle Bolle, témoin clé, retrouve la liberté sous contrôle judiciaire

Murielle Bolle à Granges-sur-Vologne, le 21 juin 2017.
Murielle Bolle à Granges-sur-Vologne, le 21 juin 2017. Patrick Hertzog, AFP

Murielle Bolle, mise en examen pour son rôle présumé dans le meurtre du petit Grégory Villemin, a été remise en liberté sous contrôle judiciaire par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon, ont indiqué, vendredi, ses avocats.

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La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a accepté, vendredi 4 août, de remettre en liberté sous contrôle judiciaire Murielle Bolle, témoin clé dans l'affaire du meurtre du petit Grégory Villemin.

"La détention de Mme Bolle [depuis le 29 juin] était un scandale, sa remise en liberté est normale", a lancé l'un de ses avocats, Me Jean-Paul Teissonnière, après l'annonce de cette décision. "Le résultat de ce soir est un soulagement" et "une étape importante" avant de "la sortir définitivement de la situation judiciaire dans laquelle elle est", a ajouté Me Teissonnière.

>> À lire : Pourquoi l’affaire Grégory fascine les Français depuis 30 ans

La libération de Murielle Bolle est assortie d'un strict contrôle judiciaire. Hébergée dans la Nièvre (alors qu'elle réside habituellement dans les Vosges), elle ne pourra pas sortir du département et devra pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre. Elle a également interdiction de tout contact avec la presse, ainsi qu'avec les protagonistes du dossier, mais pourra voir son compagnon et ses enfants.

Violences familiales

Âgée de 48 ans, Murielle Bolle a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort. Adolescente à l'époque des faits, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt de Grégory Villemin âgé de 4 ans retrouvé mort dans la rivière Vologne, avant de se rétracter.

Pour le parquet général, qui avait requis le maintien en détention, le revirement de la jeune fille de 15 ans s'explique par des violences familiales subies à l'époque. Il estimait que de nouvelles pressions n'étaient pas à exclure.

Avec Reuters et AFP

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