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La stèle en mémoire des enfants juifs d'Izieu profanée à Lyon

La stèle portant les noms des 44 enfants juifs, de leurs directeur et éducateurs, déportés le 6 avril 1944, photographiée le 16 mars 2000.
La stèle portant les noms des 44 enfants juifs, de leurs directeur et éducateurs, déportés le 6 avril 1944, photographiée le 16 mars 2000. Éric Cabanis, AFP

Une stèle à la mémoire d'enfants juifs déportés en 1944 a été profanée à Lyon, a-t-on appris, lundi. Le ministre de l'Intérieur et ancien maire de la ville a déploré un "acte lâche et odieux" et "un affront aux valeurs de la République".

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Une stèle en mémoire des 44 enfants juifs et sept adultes déportés et tués à Auschwitz après la rafle d'Izieu, dans l’Ain, en 1944, a été vandalisée à Lyon, a indiqué lundi 7 août Jean Lévy, le président régional de l'Association des filles et fils de déportés juifs de France (FFDJF).

"La stèle a été profanée, brisée et arrachée. […] C'est d'autant plus grave que nous venons de célébrer les trente ans du procès de Klaus Barbie", le responsable de la rafle d'Izieu, a déclaré Jean Lévy.

"Violer ainsi la mémoire de la déportation est un acte indigne et lâche qui ne restera pas impuni", a réagi le président de la République, Emmanuel Macron, dans un communiqué, avant d’adresser "sa sincère sollicitude" aux familles des victimes et aux responsables du site.

Le ministre de l'Intérieur, chargé des relations avec les cultes et par ailleurs ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, s'est indigné dans un communiqué. "Cet acte lâche et odieux heurte la mémoire des victimes et constitue un affront aux valeurs de la République", a-t-il affirmé.

Surnommé le "boucher de Lyon", Klaus Barbie, ex-chef local de la Gestapo, a été jugé en 1987 pour la rafle de ces enfants juifs et de leurs encadrants dans la "colonie" d'Izieu en avril 1944 et pour l'organisation d'un convoi de Lyon à Auschwitz le 11 août 1944.

Klaus Barbie comparaissait aussi pour la rafle de 86 juifs rue Sainte-Catherine, au siège lyonnais de l'Union générale des israélites de France (Ugif), en février 1943. Il a été condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité et est mort en prison quatre ans plus tard.

Avec AFP

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