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RD Congo : restrictions sur les réseaux sociaux pour les journées "ville morte" à Kinshasa

Le boulevard Lumumba à Kinshasa, en avril 2017, lors d'un précédent appel à la grève de l'opposition.
Le boulevard Lumumba à Kinshasa, en avril 2017, lors d'un précédent appel à la grève de l'opposition. Junnior D. Kannah, AFP

Alors que l'opposition organise des journées d'action mardi et mercredi, les autorités de la République démocratique du Congo ont ordonné lundi la diminution du débit d'Internet pour limiter la propagation d'images sur les réseaux sociaux.

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Les opérateurs de téléphonie en République démocratique du Congo ont été priés par les autorités de "prendre des mesures préventives face à l'usage abusif des réseaux sociaux", selon une lettre parvenue à l'AFP mardi 8 août, première des deux journées "ville morte" organisées par l'opposition dans la capitale Kinshasa.

"En vue de prévenir les échanges abusifs des images via les réseaux sociaux entre abonnés à votre réseau, je vous prie de prendre dès réception de la présente les mesures techniques préventives susceptibles de réduire au strict minimum la capacité de transmission des images", écrit l'Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC) dans un courrier adressé lundi au directeur général d'Orange à Kinshasa. La lettre énumère 18 réseaux sociaux concernés, parmi lesquels Facebook, Whatsapp, Twitter, Google+, le réseau professionnel LinkedIn, le site de rencontres Badoo... "Vous recevrez, par la même voie, instruction de revenir à la normale dès que possible", conclut le courrier.

Kinshasa au ralenti

La lettre a été rédigée à la veille des deux journées "ville morte", mardi 8 et mercredi 9 août, organisées à l'appel de l'opposition, qui demande la publication d'un calendrier électoral et le départ du président Joseph Kabila. Mardi matin, l'activité tournait au ralenti dans la capitale Kinshasa. Les bus des transports publics étaient vides, alors qu'ils sont bondés à pareille heure en temps ordinaires, selon un journaliste de l'AFP. La plupart des boutiques étaient fermées dans le quartier commercial de la commune de Limete, de même que les banques, selon cette même source.

Lundi, des violences ont fait au moins 12 morts par "balles perdues" à Kinshasa, selon la police, qui a accusé un mouvement politico-religieux hostile au président Kabila. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila devait selon l'actuelle Constitution, quitter le pouvoir après la fin de de son deuxième mandat le 19 décembre 2016. Des élections devaient avoir lieu d'ici fin 2017, d'après un accord entre le pouvoir et l'opposition. Elles seront sans doute retardées en raison des violences dans la région du Kasaï, selon les autorités.

Avec AFP

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