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Pas de statut de Première dame pour Brigitte Macron mais une "volonté de transparence"

Le président français, Emmanuel Macron, et son épouse, Brigitte Macron, devant l'Élysée à Paris, le 14 mai 2017.
Le président français, Emmanuel Macron, et son épouse, Brigitte Macron, devant l'Élysée à Paris, le 14 mai 2017. AFP

Quelques jours après la mise en ligne d’une pétition contre la création d’un statut de Première dame, l’Élysée a promis de clarifier le "rôle public" que Brigitte Macron tiendra durant le quinquennat.

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"Elle aura un rôle, elle ne sera pas cachée, parce qu'elle partage ma vie, que son avis est important", avait martelé Emmanuel Macron pendant sa campagne, évoquant le rôle que son épouse Brigitte Macron pourrait jouer à ses côtés. Mais on sait depuis le 7 août que la Première dame n’aura pas de statut officiel. "La part non-négociable" du président devra se contenter d’une simple "charte de transparence".

>> À (re)lire : Près de 200 000 signataires pour une pétition "contre le statut de Première dame pour Brigitte Macron"

Pas question pour autant de parler de rétropédalage, assure-t-on du côté de l’Élysée. "Le candidat Macron a fait savoir durant sa campagne qu’il voulait en finir avec l’hypocrisie et clarifier le rôle public de Brigitte Macron. À aucun moment, il n’a évoqué une possible modification de la Constitution", indique mardi 8 août l’entourage de Brigitte Macron, à France 24. Offrir un statut de Première dame impose en effet la promulgation d'un décret qui doit être adopté par le Congrès. 

Souci de "transparence"

Une précision qui arrive au moment où circule une pétition sur Internet, qui a recueilli à ce jour quelque 280 000 signatures, contre la création d’un statut de Première dame en France. Les pétionnaires s'opposent à toute idée de budget dédié à l'épouse du président à l'heure où la France souhaite "faire des économies et moraliser la vie politique".

"Cette lettre a certainement ravivé l’intérêt des journalistes sur cette question mais n’a changé en rien notre position", indique un collaborateur de Brigitte Macron. Pas plus que la loi de moralisation et les affaires d’emplois familiaux n’ont influencé cette décision. "Il faut bien faire la différence entre les emplois familiaux qui sont des fonctions politiques rémunérées et le rôle public que Brigitte Macron doit tenir sans contrepartie financière", précise, en outre, l’Élysée.

D’ailleurs les services de Brigitte Macron assurent travailler sur un document qui pourrait prendre la forme d’un communiqué et qui devrait préciser le nombre de collaborateurs de l’épouse du chef de l’État, dans un souci de transparence. "Il y a bien des chiffres qui circulent dans la presse sur les dépenses des anciennes épouses des chefs d’État, mais rien n’est très clair à ce sujet. À travers ce document qui paraîtra dans les semaines à venir, on connaîtra le montant exact des dépenses et le descriptif de ses missions."

Son rôle, "intégrer les différences dans la société"

Comme Brigitte Macron n’aura pas de statut officiel, elle n’aura pas non plus de budget spécifiquement alloué. L’épouse du chef de l’État devra inscrire ses dépenses dans les colonnes du budget présidentiel global. Actuellement, elle dispose de deux collaborateurs, d’une assistante et d’agents de sécurité.

À défaut de posséder un statut, Brigitte Macron compte investir son rôle de Première dame en menant des actions dans les secteurs de l’éducation, de la maladie et du handicap afin d’"intégrer les différences dans la société", précise l’Élysée.

Reste que l’épouse du président n’a pas voulu commenter cette absence de statut, ni dire si cette pétition l'avait affectée. "Les Français ont un réel intérêt pour elle. En trois mois, elle a reçu autant de courriers que Valérie Trierweiler en un an", se contente de conclure, bravache, l’un de ses collaborateurs.
 

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