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Trump promet le feu à Pyongyang, la Corée du Nord menace l'île de Guam

Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-Un, le 27 juillet 2017 à Pyongyang.
Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-Un, le 27 juillet 2017 à Pyongyang. AFP/KCNA via KNS

La Corée du Nord a averti qu'elle pourrait tirer des missiles près de l'île américaine de Guam, dans le Pacifique, alors que le président américain Donald Trump a promis au régime nord-coréen "le feu et la fureur".

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La Corée du Nord a dit mercredi 9 août "examiner soigneusement" un projet de frappe sur le territoire américain de l'île de Guam, dans le Pacifique, quelques heures après les déclarations de Donald Trump promettant "feu" et "fureur" à Pyongyang en cas de nouvelle menace.

La Corée du Nord ne fait pas secret de son projet de développer un missile balistique intercontinental (ICBM) à tête nucléaire capable d'atteindre les États-Unis, et ignore les appels de la communauté internationale l'invitant à cesser son programme nucléaire et balistique.

Pyongyang a déclaré qu'"actuellement, elle étudie avec attention le plan opérationnel afin de faire feu sur les zones situées autour de Guam avec une fusée balistique à portée intermédiaire Hwasong-12", selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Ce plan sera finalisé et pourrait être mis en œuvre "à tout moment, dès que Kim Jong-un, le commandant suprême de la force nucléaire de la DPRK (Corée du Nord) le décidera", a ajouté l'agence.

>> À lire : Hwasong-14, le missile nord-coréen qui change la donne

La Corée du Nord a accusé en outre les États-Unis de préparer une "guerre préventive" et a déclaré que toute mise à exécution de ce plan déclencherait "une guerre totale effaçant tous les fiefs des ennemis, notamment le territoire américain", a annoncé un porte-parole de l'Armée populaire de Corée (APC), dans un communiqué.

L'île de Guam abrite une base militaire américaine comptant un escadron de sous-marins, une base aérienne et un groupe de garde-côtes.

"Le feu et la colère"

Quelques heures auparavant, Donald Trump avait lancé une spectaculaire mise en garde contre le régime communiste, lui promettant "le feu et la fureur". "La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les États-Unis", a déclaré le président américain depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.

Le sénateur républicain John McCain a déploré le manque de prudence du président dans ses menaces à la Corée du Nord. "J'objecte aux commentaires du président car il faut être certain d'être en mesure de faire ce que l'on dit", a-t-il déclaré dans une interview radiophonique.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté samedi à l'unanimité de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, susceptibles de réduire d'un milliard de dollars les exportations annuelles nord-coréennes. Depuis 2006, l'ONU a imposé six trains de sanctions à la Corée du Nord mais rien ne semble faire dévier Kim Jong-un. Le dernier essai nucléaire remonte au 9 septembre 2016, avec une détonation jugée deux fois plus puissante que la bombe américaine lâchée sur Hiroshima.

Plusieurs responsables des services de renseignement américains ont cependant estimé que rien ne signalait que Pyongyang ait réussi à construire à la fois des ICBM, une tête nucléaire miniaturisée, et une coiffe de missile suffisamment solide pour porter cette charge.

Avec AFP et Reuters

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