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Venezuela : les États-Unis prennent de nouvelles sanctions contre Caracas

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 2 août 2017 à Caracas.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 2 août 2017 à Caracas. Présidence du Venezuela, AFP

Les autorités américaines ont annoncé l'instauration de sanctions contre huit personnalités vénézuéliennes supplémentaires, dont un frère du défunt Hugo Chavez, en raison de leurs liens avec le contesté président Nicolas Maduro.

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Les États-Unis ont infligé mercredi 9 août des sanctions financières au Venezuela, au moment où le gouvernement du président Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions, faisant craindre à l'opposition la dissolution du Parlement qu'elle contrôle.

Huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures annoncées mercredi.

"Tous les biens de ces individus sont gelés aux États-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux", a fait savoir dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. "Ce régime est inacceptable et les États-Unis se tiendront au côté de l'opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique", a affirmé le Trésor. Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Nicolas Maduro, alors qualifié de "dictateur".

"Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne", a immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Jorge Arreaza, selon lequel les États-Unis "se ridiculisent devant le monde entier".

La tension toujours à son maximum

Le parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a siégé mercredi dans un climat de défiance vis-à-vis de l'Assemblée constituante, installée au sein même du bâtiment législatif et chargée de réécrire la Constitution de 1999. L'opposition, qui voit dans cette assemblée une tactique du président pour prolonger son mandat au-delà de 2019, redoute une "chasse aux sorcières".

La Cour suprême, qui a déjà condamné à quinze mois de prison le maire d'un district de Caracas considéré comme un bastion de l'opposition, pour ne pas avoir empêché des manifestations, a condamné mercredi à la même peine le maire d'un autre district de la capitale. Et l'opposition craint que la Constituante, qui a destitué la procureure générale Luisa Ortega, très critique envers Maduro, ne prononce la dissolution du Parlement, comme elle en a le pouvoir.

La tension politique et sociale au Venezuela est vive depuis quatre mois avec des manifestations quasi quotidiennes contre le pouvoir en place, qui ont fait plus de 120 morts.

Avec AFP et Reuters

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