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Pour le gouverneur de Guam, Pyongyang a besoin d'un "coup de poing dans le nez"

Le gouverneur de l'île de Guam, Eddie Calvo.
Le gouverneur de l'île de Guam, Eddie Calvo. Wikipédia Commons, Gouvernement américain

Le gouverneur de l'île américaine de Guam, dans le Pacifique, s'est joint lundi à l'escalade rhétorique entre les États-Unis et la Corée du Nord. Selon lui, Kim Jong-un n'est qu'une "petite brute" méritant "un coup de poing dans le nez".

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Alors que la Corée du Nord a déjà annoncé qu’elle pourrait frapper dès le 15 août, la pression s’accentue sur la petite île pacifique de Guam, qui cristallise les tensions entre Pyongyang et Washington. Lundi 14 août, Eddie Calvo, le gouverneur de ce territoire américain, a ouvertement défendu les propos belliqueux du président Donald Trump envers le pouvoir nord-coréen.

"Tous ceux qui ont grandi dans une cour d'école primaire comprennent ce que c'est qu'une petite brute. Et parfois, seuls les coups de poing dans le nez arrêtent les petites brutes", a déclaré l’élu à l’AFP. Il se dit reconnaissant envers le locataire de la Maison Blanche d'avoir adopté une position de fermeté face à la Corée du Nord, qui menace de tirer des missiles près de l’île de Guam.

>> À lire sur France 24 : "Guam : quelle est cette île du Pacifique menacée par la Corée du Nord ?"

Obama aussi a proféré des menaces

Le gouverneur républicain estime que les critiques selon lesquelles le président américain envenime la situation à coups de déclarations, sont injustes. Il rappelle notamment que d'autres présidents ont parfois usé du registre martial face à Pyongyang, dont Barack Obama, qui avait affirmé l'année dernière que les États-Unis "pourraient, de toute évidence, détruire la Corée du Nord avec [ses] arsenaux".

"Un président [Obama] l'a dit d'une certaine façon, de manière cool, calme, avec un point. (...) L'autre a parlé du feu et de la colère avec un point d'exclamation, mais c'est toujours le même message", a commenté Eddie Calvo.

Ce n’est pas la première fois que l’île de Guam fait l’objet de menaces nord-coréennes. Depuis mars 2013, Pyongyang a déjà rappelé au moins trois fois que l’île était à portée de missiles. Avant-poste stratégique de l'armée américaine sur la route de l'Asie, Guam compte deux imposantes bases militaires où plus de 6 000 soldats américains y sont déployés.

La Corée du Sud appelle de nouveau à la retenue

Dans le même temps, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a lancé lundi, dans un communiqué, un nouvel appel à la paix et a invité son voisin du Nord à cesser ses menaces. "Il ne doit plus y avoir de guerre sur la péninsule coréenne. Quelles que soient les difficultés que nous rencontrons, la question du nucléaire nord-coréen doit être résolue de manière pacifique", a-t-il déclaré lors d'une réunion avec ses proches conseillers. Et d’ajouter : "Je suis certain que les États-Unis répondront à la situation actuelle calmement et de manière responsable, en adoptant une position similaire à la nôtre".

Un appel qui semble avoir été entendu par Washington : dans un entretien téléphonique avec le président sud-coréen, le chef d'état-major des armées américaines, le général Joseph Dunford, a répondu lundi que les États-Unis envisageraient des options militaires contre la Corée du Nord uniquement si les sanctions économiques et la pression diplomatique échouaient. Quelque 28 500 soldats américains sont déployés en Corée du Sud.

Président de centre-gauche qui s'était dit favorable au dialogue avec le Nord, Moon Jae-in a appelé Pyongyang à "arrêter immédiatement toutes ses provocations et la rhétorique hostile, au lieu d'aggraver encore la situation".

"Notre priorité, c'est l'intérêt national de la Corée du Sud, et notre intérêt national, c'est la paix", a-t-il déclaré. "Il ne doit plus jamais y avoir de guerre sur la péninsule coréenne". La guerre de Corée (1950-1953) avait fait plus d'un million de morts et scellé la division de la péninsule.

Avec AFP et Reuters

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