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Venezuela : perquisition au domicile de l'ex-procureure générale Luisa Ortega

Des membres du Service de renseignement vénézuelien devant le domicile de Luisa Ortega, le 16 août 2017.
Des membres du Service de renseignement vénézuelien devant le domicile de Luisa Ortega, le 16 août 2017. Juan Barreto, AFP

Des agents du service de renseignement vénézuélien ont perquisitionné mercredi le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, après la demande d'arrestation de son mari, le député German Ferrer, accusé de corruption.

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Des agents du service de renseignement vénézuélien ont perquisitionné mercredi 16 août le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, une chaviste devenue dissidente, après la demande d'arrestation de son mari, le député German Ferrer, accusé de corruption.

"En ce moment, le Sebin (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional, NDLR) perquisitionne mon domicile dans le cadre de la vengeance du gouvernement face à ma lutte contre le totalitarisme", a écrit Luisa Ortega sur Twitter, sans préciser si elle et son mari se trouvaient dans la maison et si son mari avait été interpellé.

Démise de ses fonctions le 5 août par la nouvelle Assemblée constituante acquise au président Nicolas Maduro, elle a accusé le chef de l'État vénézuélien et son numéro 2 Diosdado Cabello de vouloir mettre fin à "sa lutte pour la démocratie et la liberté de tous les Vénézuéliens".

>> À lire : Venezuela : Luisa Ortega, épine chaviste dans le pied de Nicolas Maduro

Accusations d'extorsion

Un peu plus tôt dans la journée, le nouveau procureur général, Tarek William Saab, avait demandé l'arrestation de German Ferrer, accusé de diriger un réseau d'extorsion de fonds auprès de dirigeants de l'industrie pétrolière soupçonnés de corruption.

"Il doit être privé de sa liberté et placé en résidence surveillée à son domicile", avait déclaré le procureur, en précisant qu'il allait demander à l'Assemblée constituante d'entamer le processus pour priver German Ferrer de son immunité parlementaire.

Selon Diosdado Cabello, German Ferrer demandait jusqu'à 600 000 dollars à certains dirigeants, moyennant l'abandon des poursuites à leur encontre. Les sommes extorquées auraient été placées sur un compte secret aux Bahamas.

Avec AFP

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