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Une semaine après Charlottesville, un rassemblement d’extrême droite sous tension à Boston

Un petit groupe de manifestants réunis devant un mémorial de l'Holocauste à Boston le 18 août 2017, à la veille d'un rassemblement controversé d'extrême droite.
Un petit groupe de manifestants réunis devant un mémorial de l'Holocauste à Boston le 18 août 2017, à la veille d'un rassemblement controversé d'extrême droite. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les autorités craignent des incidents lors d'un rassemblement qui doit réunir des membres de l'extrême droite américaine samedi à Boston (Massachusetts). Des mouvements antiracistes appellent à une contre-manifestation.

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Sécurité renforcée autour du Boston Common. Ce jardin public, le plus ancien des États-Unis, s'apprête à accueillir un rassemblement de militants d'extrême droite samedi 19 août. Une semaine après une manifestation similaire à Charlottesville en Virginie, où une jeune femme a été tuée, percutée par une voiture conduite par un suprémaciste blanc, la tension est à son comble.

"Je pense que le discours [des suprématistes] est passé à un niveau supérieur, et c'est cela qui nous inquiète. Je n’ai jamais vu autant de gens chercher la confrontation. Et notre rôle va être d’apaiser la situation", a déclaré William Evans, commissaire de police.

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Quelque 500 policiers doivent être déployés sur place, parmi lesquels certains seront habillés en civils. Le Boston Common a accueilli des figures des droits civiques telles que Martin Luther King ou Barack Obama.

Jusqu’à 30 000 contre-manifestants possibles

Malgré l’opposition du maire de la ville et d’une partie de la population, les autorités de Boston ont autorisé ce rassemblement afin, disent-elles, de protéger la liberté d'expression des manifestants.

“Certains d'entre eux ont eu des discours blessants sur la communauté juive, sur la communauté afro-américaine, sur tout un tas de communautés, je ne les veux pas ici. Je vais être clair, je ne les veux pas ici. Si j’avais pu ne pas leur donner d'autorisation, je ne l’aurais pas fait”, a assuré, pour sa part, Martin Walsh, le maire de Boston.

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La police a recommandé aux habitants de la ville de rester chez eux durant la manifestation. Mais certains opposants aux groupes d'extrême droite comme les Fight Supremacy ont, eux aussi, planifié un rassemblement. Sur les réseaux sociaux, ils sont entre 20 000 et 30 000 à affirmer vouloir y participer.

Les autorités ont déclaré que les deux manifestations seraient séparées par des barrières. Chacun des manifestants sera fouillé minutieusement.

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