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Une trentaine de morts dans l’attaque d’une mosquée de Kaboul revendiquée par l’EI

La mosquée chiite visée se trouve dans le quartier de Khair Khana, au nord de la capitale afghane.
La mosquée chiite visée se trouve dans le quartier de Khair Khana, au nord de la capitale afghane. Capture d'écran France 24

Au moins 28 personnes sont mortes et plusieurs dizaines d'autres blessées dans un attentat-suicide perpétré vendredi dans une mosquée chiite du nord de Kaboul. L’organisation État islamique a revendiqué l’attaque dans la capitale afghane.

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Une mosquée chiite du nord de Kaboul a été la cible, vendredi 25 août, d’un attentat-suicide revendiqué par l’organisation État islamique (EI). Près de 30 personnes, dont une grande majorité de civils, sont mortes. "Le dernier bilan des hôpitaux de Kaboul fait état de 28 personnes tuées dont trois femmes, et environ 50 blessés, dont plus d'une douzaine de femmes et d'enfants",indique Mohammad Ismail Kawoosi, un porte-parole du ministère de la Santé.

"Deux 'inghimasi' de l'État islamique mènent une attaque sur une husseiniya (lieu de culte chiite) dans le secteur de Khair Khana dans la ville afghane de Kaboul", a affirmé le groupe EI. Le terme "inghimasi" est utilisé pour désigner celui qui combat armes à la main avec une ceinture explosive autour du corps, actionnée en dernier recours.

La police dit avoir secouru plus de 100 fidèles de cette mosquée du quartier de Khair Khana au cours de l'attaque qui a duré environ quatre heures et n'a été déclarée terminée qu'en fin d'après-midi.

Au moins trois assaillants

"L'attaque est terminée et le site a été nettoyé par la police", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najib Danish. Les assaillants, au nombre de trois selon lui, ont été abattus, a-t-il ajouté. Un policier et un membre des forces spéciales ont aussi été tués", a-t-il indiqué.

Des fidèles affolés à l'extérieur de la mosquée tentaient en vain de joindre leurs proches restés à l'intérieur, avait constaté un journaliste de l'AFP pendant l’attaque. "Nos proches sont coincés à l'intérieur de la mosquée. Nous les appelons et leurs téléphones ne répondent pas. (...) Nous pensons qu'ils ont été pris en otages par les assaillants. Nous sommes très inquiets", a lancé l'un d'eux.

"Un assaillant s'est fait exploser et trois autres ont réussi à entrer dans la mosquée. Les combattants manquent de munitions et font usage de couteaux pour frapper les fidèles", avait affirmé un témoin à l’AFP. Ils étaient retranchés dans la section réservée aux femmes, a indiqué à l'AFP Sayed Jan Agha un employé de la mosquée dont la mère était bloquée à l'intérieur.

Plus d'une dizaine d'ambulances étaient sur le site, où les forces de l'ordre se sont également déployées en nombre.

Maintien des troupes américaines

Cette nouvelle attaque intervient trois jours après l'annonce par le président américain, Donald Trump, du maintien et du possible renforcement de la présence militaire américaine en Afghanistan à hauteur de plusieurs milliers d'hommes.

Les Taliban leur ont, en retour, promis un combat acharné "tant qu'il y aura un seul soldat américain sur notre sol, et qu'ils continuent à nous imposer la guerre". Ils ont revendiqué deux jours plus tard un attentat à la voiture piégée qui a fait cinq morts dans le sud du pays.

La situation sécuritaire s'est fortement dégradée ces derniers mois à Kaboul, où le dernier attentat d'ampleur remonte au 24 juillet, lorsque l'explosion d'une voiture piégée avait tué au moins 27 personnes et fait plus de 40 blessés dans le quartier de la communauté hazara chiite. L'attaque avait été revendiquée par les talibans.

Avec AFP et Reuters

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