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L'armée irakienne annonce la reprise du centre de Tal Afar en Irak

Un véhicule des forces irakiennes à l'intérieur de la ville de Tal Afar, située à 70 km à l'ouest de Mossoul.
Un véhicule des forces irakiennes à l'intérieur de la ville de Tal Afar, située à 70 km à l'ouest de Mossoul. AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Après la libération de Mossoul, capitale auto-proclamée de l’organisation État islamique (EI), les forces irakiennes ont annoncé, samedi 26 août, une autre victoire de poids : la reprise de Tal Afar des mains des jihadistes.

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Le drapeau irakien flotte de nouveau sur la citadelle ottomane de Tal Afar dans le nord de l’Irak. "Les unités du contre-terrorisme (CTS) ont libéré [de l’emprise de l’EI] le quartier de la Citadelle et celui de Bassatine à Tal Afar", affirme dans un communiqué le général Abdelamir Yarallah, chef des opérations militaires de la bataille de Tal Afar.

>> À voir sur France 24 : Irak : après Mossoul, des milliers de civils fuient Tal Afar

Les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale anti-État islamique emmenée par les États-Unis, avaient lancé l’assaut sur cette cité historique dans la nuit du 19 au 20 août. Après plusieurs avancées prudentes, la police fédérale et les CTS ont annoncé avoir mené à terme la mission qui leur avait été confiée. Ces forces qui opéraient depuis le front ouest et le front sud, ont "terminé leur mission dans l'opération pour Tal Afar", a ajouté le général Yarallah.

Il a toutefois précisé que les combats se poursuivaient pour reprendre al-Ayadieh, une localité au nord de Tal Afar, et ses environs ainsi que les dernières poches de résistance jihadiste dans la ville.

La France va accorder un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak

Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, ministres français des Affaires étrangères et des Armées, sont arrivés samedi à Bagdad avec une annonce : l'accord d'un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak dont le budget est fortement grevé par la lutte contre les jihadistes et la chute des cours du pétrole. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a indiqué au Premier ministre irakien Haider al-Abadi que les fonds seraient débloqués avant la fin de l'année.

"La France a été présente dès le début des combats contre Daech", l'acronyme désignant en arabe le groupe État islamique (EI), "elle sera aussi présente dans la phase de paix qui s'ouvre désormais", a souligné Jean-Yves Le Drian. Au cours de cette visite, il a en outre remis au Premier ministre irakien une invitation du président français Emmanuel Macron à venir en France.

La France est l'un des principaux piliers de la coalition formée à l'initiative des États-Unis pour combattre l'EI.

Après Tal Afar, Hawija en ligne de mire

Tal Afar, qui comptait avant l'arrivée de l'EI quelque 200 000 habitants, est stratégique dans l'offensive contre l'EI, tant en Irak qu'en Syrie. Elle était notamment un point de passage et d'acheminement en armes et en hommes du "califat" autoproclamé.

Situation humanitaire à Tal Afar

Une fois la situation stabilisée dans la ville, Bagdad entend lancer l'offensive sur Hawija, à 300 km au nord de Bagdad. L'EI est également toujours présent dans la province occidentale d'Al-Anbar et tient plusieurs zones le long de la frontière syrienne, notamment la région désertique d'Al-Qaïm.

En Syrie et en Irak toutefois, l'EI a perdu de larges pans de son "califat" ces derniers mois ainsi que des milliers de combattants que les contingents de jihadistes étrangers, aujourd'hui moins nombreux, peinent à compenser.

Avec AFP et Reuters

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