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Dara Khosrowshahi, un anti-Trump à la tête d'Uber

Dara Khosrowshahi était PDG de l'empire du voyage en ligne Expedia depuis 2005
Dara Khosrowshahi était PDG de l'empire du voyage en ligne Expedia depuis 2005 Drew Angerer, AFP

Le patron du site de voyage en ligne Expedia, Dara Khosrowshahi, va succéder à Travis Kalanick à la tête d'Uber, affirmaient, lundi, plusieurs médias américains. Cet Irano-Américain est connu pour ses prises de position anti-Trump.

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Après des mois de tergiversations, de luttes de pouvoir et de rumeurs, le conseil d'administration d'Uber a enfin réussi à trouver un successeur au controversé PDG sortant Travis Kalanick en la personne de Dara Khosrowshahi, ont affirmé plusieurs médias américains, lundi 28 août.

Cet homme d'affaires irano-américain de 48 ans dirige, depuis 2005, l'empire du voyage en ligne Expedia, qui regroupe des dizaines de sites tels que hotels.com, homeaway.com ou encore trivago.com. Il était considéré comme l'outsider parmi les trois finalistes pour le poste de PDG d'Uber, face à Meg Whitman (PDG d'Hewlett Packard) et Jeff Immelt (patron de General Electric). Mais les deux favoris n'ont pas réussi à satisfaire à la fois le clan des pro-Kalanick, qui espèrent encore un retour de ce dernier, et celui des actionnaires, qui veulent éloigner le fondateur d'Uber aussi loin que possible du groupe. Dara Khosrowshahi est, d'après le New York Times, apparu comme le candidat du compromis.

Réfugié iranien

Le patron d'Expedia était médiatiquement peu connu jusqu'à l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Mais depuis l'élection du milliardaire républicain à la présidence des États-Unis, en novembre 2016, Dara Khosrowshahi a multiplié les initiatives qui ont fait de son groupe l'un des leaders de l'opposition à Donald Trump au sein de la Silicon Valley.

>> À lire : Travis Kalanick, départ du macho en chef

Normal : cet homme d'affaires est né dans un pays – l'Iran – régulièrement critiqué par le président américain. Après l'adoption, en janvier 2017, d'un décret interdisant l'arrivée sur le sol américain de ressortissants de sept pays musulmans (dont l'Iran), Dara Khosrowshahi avait rappelé que lui-même avait été un réfugié lorsque sa famille avait fui son pays d'origine en 1978, peu après le début de la révolution iranienne. Il avait alors jugé que la décision de Donald Trump faisait des États-Unis un "plus petit pays".

Expedia a d'ailleurs été l'une des premières entreprises américaines à soutenir une plainte contre le controversé décret du président américain. En février 2017, Dara Khosrowshahi a terminé sa présentation des résultats financiers annuels en déclarant "espérer que nous serons encore tous vivants à la fin de l'année prochaine". Une sortie interprétée par plusieurs médias comme l'expression du pessimisme du patron d'Expedia à l'égard de la politique de Donald Trump.

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