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ÉTATS-UNIS

L'ouragan Harvey met la production pétrolière de Houston entre parenthèses

La raffinerie de Marathon Texas, non loin de Houston.
La raffinerie de Marathon Texas, non loin de Houston. Brendan Smialowski, AFP

Les pluies torrentielles qui s’abattent sur Houston et sa région depuis quatre jours, dans le sillage de l’ouragan Harvey, ont mis à l’arrêt au moins neuf raffineries de pétrole dans la capitale américaine de l’or noir.

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Menace sur l’or noir américain. L’ouragan Harvey et les intempéries qui s’abattent depuis quatre jours sur Houston et le Golfe du Mexique pèsent sur le secteur énergétique américain.

Dans cette ville texane, capitale pétrolière des États-Unis, les raffineries se comptent par dizaines et une partie des réserves stratégiques de pétrole du pays sont stockées non loin de Houston. Ce sont 2,46 millions de barils par jour qui y sont produits, ce qui équivaut à plus de 13 % de la capacité de raffinage du pays.

Plus de 2 millions de barils par jour en moins

Depuis le début de l'ouragan Harvey, les États-Unis en raffinent 2,2 millions en moins par jour. Au moins neuf raffineries ont été mises à l’arrêt, d’après l’agence de notation S&P. La deuxième plus importante du pays - celle de Baytown (Houston) qui appartient à ExxonMobil - en fait partie, ce qui a mis 7 000 personnes au chômage technique.

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Le secteur de l’extraction souffre également. Près de 100 plateformes pétrolières sur un total de 733 au large des côtes du Golfe du Mexique ont dû être évacuées, a constaté le Bureau américain de la sécurité environnemental, lundi 28 août. Ces perturbations ont réduit de 18,3 % la production off-shore dans la région.

Les marchés ne s’y sont pas trompés. Dès dimanche, les prix des contrats futurs sur l’essence (le tarif facturé aux stations-service) ont augmenté de 7 %, leur plus haut niveau depuis 2015. Les investisseurs anticipent une baisse sensible de l’approvisionnement.

Une question de temps

Mais la hausse aurait pu être encore plus marquée. “Les tensions sur le marché sont moins fortes que ce à quoi on pourrait s’attendre car le pays est bien approvisionné en pétrole”, confirme Rob Smith, directeur du cabinet de conseil en énergie IHS Markit, interrogé par CNN. Une surabondance d'or noir due, essentiellement, au pétrole de schiste.

Les prix pourraient, cependant, progresser davantage si la pluie continuait à paralyser les raffineries. Les autorités locales estiment que les intempéries devraient se calmer “plus tard dans la semaine” sans plus de précision. Elles jugent que l’eau, qui atteint actuellement plus de 70 cm dans certains quartiers de Houston, pourrait dépasser 1,25 mètre avant que la situation ne s’améliore. L’or noir devra donc patienter encore quelques jours avant de recommencer à couler à flot.

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