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Wauquiez annonce sa candidature à la présidence de LR cette semaine

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Paris (AFP)

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique cette semaine en plusieurs étapes, entre un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) et sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire) dimanche, avec en point d'orgue l'annonce attendue de sa candidature à la présidence de LR.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes se rend à Châteaurenard à l'invitation du député Bernard Reynès, l'un des premiers à lui avoir apporté son soutien. C'est également dans cette ville que Nicolas Sarkozy, l'ex-président dont M. Wauquiez s'est rapproché ces dernières années, avait déclaré sa candidature à la primaire pour la présidentielle, en août 2016.

Réunis en congrès virtuel les 10 et 17 décembre, les quelque 250.000 militants encartés à LR auront le choix entre plusieurs candidats, dont deux se sont déjà déclarés: le vice-président du mouvement, Daniel Fasquelle, trésorier et député du Pas-de-Calais, et Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand. Il devrait y avoir deux, voire trois autres candidats, dont Florence Portelli, ex-porte-parole de François Fillon à la primaire.

En l'absence de personnalités de poids face à lui, M. Wauquiez est quasi-assuré d'être élu, d'autant que le corps électoral, qui n'a pas bougé depuis les défaites du printemps (seule "une dizaine de cartes" ont été renvoyées au siège, selon LR), s'est constitué sous la présidence Sarkozy du parti. Les sarkozystes Brice Hortefeux, Georges Fenech, Guillaume Larrivé ou Eric Ciotti lui ont déjà apporté leur soutien.

Mais cette victoire annoncée suscite le trouble de ceux qui, dans sa famille politique, lui reprochent une ligne "trop droitière", en pronostiquant une possible "implosion" du parti. Le juppéiste Dominique Bussereau notamment, dénonce "les idées eurosceptiques et conservatrices" du futur candidat.

La fronde anti-Wauquiez avait démarré en juillet avec les déclarations au vitriol de Xavier Bertrand, qui accusait l'ancien ministre de courir "après l'extrême droite". "Le problème de la droite, c'est qu'elle croit que le pouvoir lui appartient alors qu'il appartient aux Français. Mais quelle arrogance", s'exclamait-il dit samedi, lors du campus des jeunes au Touquet. M. Bertrand n'envisage toutefois pas de quitter son parti.

- "Fonder un nouveau parti?" -

Valérie Pécresse ne souhaite pas non plus s'en aller. Son micro-parti, Libres!, qu'elle lancera le 10 septembre à Argenteuil, le sera "au sein des Républicains", prend soin d'expliquer la présidente d'Ile-de-France.

Au contraire, "si je vois que le choix est entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, j'ai plutôt envie de partir des Républicains", affirme Gérald Darmanin. L'ex-directeur de campagne de Sarkozy pendant la primaire, aujourd'hui ministre des Comptes publics d'Emmanuel Macron, se dit "triste de ce que sont devenus Les Républicains".

Dans le même esprit, Thierry Solère, cofondateur du groupe des "constructifs" à l'Assemblée, a affirmé mardi sur France Info que si Wauquiez était élu, il ne pourrait "pas être membre des Républicains", un parti politique "anti-européen qui passe son temps à faire des petites phrases et des slogans".

Les Constructifs, qui comportent environ trente-cinq LR, UDI et divers droite, se réunira en séminaire les 6 et 7 septembre à Trouville pour "savoir comment on s'organise: rejoindre La République En Marche ou fonder un nouveau parti?", a indiqué M. Solère à l'AFP.

Le Front national n'épargne pas non plus le favori de la course à la présidence de LR. "Laurent Wauquiez devrait être élu président d'un parti rabougri, qui ne sera pas aussi productif que celui de Nicolas Sarkozy", a assuré mardi l'un de ses dirigeants.

Conscient des risques de fractures de son camp, M. Wauquiez, qui a plusieurs fois promis qu'il ne ferait "pas d'alliance" avec le FN, avait affirmé, en juillet, que le prochain président de LR devrait "veiller" à l"expression des sensibilités de droite.

Le parti ne peut pas se reconstruire "uniquement à partir d'un noyau dur" et doit "parler à tous les Français", l'a prévenu mardi le député Eric Woerth.

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