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Brexit : "aucun progrès décisif sur les sujets principaux", selon Barnier

Le Britannique David Davis et le Français Michel Barnier, lors de leur conférence de presse, le 31 août 2017.
Le Britannique David Davis et le Français Michel Barnier, lors de leur conférence de presse, le 31 août 2017. Emmanuel Dunand, AFP

Le troisième round des négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le Brexit a tourné court, jeudi. En effet, aucun "progrès décisif" n'a été réalisé sur les grands sujets selon le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

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Réunis à Bruxelles autour de la question explosive du Brexit, Européens et Britanniques ont bouclé, jeudi 31 août, un troisième round de discussions qui a tourné au dialogue de sourds. Les deux parties se sont rejetées la responsabilité des faibles progrès enregistrés.

"Cette semaine nous avons apporté des clarifications utiles sur beaucoup de points", a déclaré devant la presse le négociateur en chef de l'Union européenne (UE), le Français Michel Barnier, lors d'une conférence de presse. "Mais nous n'avons enregistré aucun progrès décisif sur les sujets principaux" de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, a-t-il ajouté, soulignant les difficultés des discussions autour du "règlement financier" du Brexit.

Alors que Londres s'impatiente de pouvoir aborder ses accords commerciaux post-Brexit avec les Européens, "nous sommes loin de constater des progrès suffisants pour pouvoir recommander au Conseil européen [les dirigeants des 27, NDLR] d'engager des discussions sur la future relation avec le Royaume-Uni", a encore précisé M. Barnier.

Présent à ses côtés, son homologue britannique David Davis s'est voulu moins négatif. "Nous avons vu quelques progrès concrets", a-t-il déclaré, déplorant toutefois que "l'approche britannique (soit) significativement plus flexible et pragmatique" que celle de l'UE.

"Il existe encore des divergences à surmonter"

Les 27 pays qui resteront dans l'UE ont fixé trois priorités absolues à négocier : la facture que devra honorer le Royaume-Uni en quittant l'Union, le sort des citoyens européens sur le sol britannique et l'avenir de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

Ce n'est qu'à condition d'avoir accompli des "progrès suffisants" dans ces domaines qu'ils accepteront de discuter, dans une seconde phase de négociations, de la "relation future" avec le Royaume-Uni. Ce dernier a présenté pour la première fois cette semaine sa propre analyse juridique de la facture que le pays devra honorer en quittant l'UE.

"Après cette semaine, il est clair que le Royaume-Uni ne se considère pas légalement obligé d'honorer" certains des engagements financiers à long terme que l'UE lui demande de respecter, a regretté Michel Barnier.

"Il existe encore des divergences à surmonter", a reconnu David Davis. "Nous avons un devoir envers nos contribuables !", a-t-il lancé.

Le solde de tout compte que devra verser le Royaume-Uni est officieusement évalué côté européen entre 60 et 100 milliards d'euros, alors que Londres refuserait de payer plus de 40 milliards selon la presse britannique.

Avec AFP

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