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En Colombie, l'ex-guérilla des Farc se donne un nouveau nom pour entrer en politique

De la guérilla à la politique, les Farc tournent une page, deviennent un parti et adoptent un nouveau logo.
De la guérilla à la politique, les Farc tournent une page, deviennent un parti et adoptent un nouveau logo. HO/FARC Press Office/AFP

L'ex-guérilla des Farc, qui a signé la paix après plus d'un demi-siècle de conflit armé en Colombie, s'est donné un nouveau nom qui symbolise sa reconversion en parti politique légal, sans abandonner son acronyme, ni son identité révolutionnaire.

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"Notre congrès a décidé à la majorité que le nom du nouveau parti est : Force alternative révolutionnaire commune (Farc)", a annoncé jeudi 31 août sur son compte Twitter le chef de l'ancienne rébellion marxiste, Rodrigo Londoño, alias "Timochenko", à l'issue du congrès de l'ex-guérilla, qui se tenait à Bogota, en Colombie. Ce nouveau nom symbolise sa reconversion en parti politique légal, sans abandonner son acronyme, ni son identité révolutionnaire.

Les ex-guérilleros, qui ont signé la paix après plus d'un demi-siècle de conflit armé, ont aussi présenté leur nouvel emblème, visiblement inspiré d'autres mouvements socialistes, avec une rose rouge, ornée d'une étoile en son centre, les lettres Farc inscrites en vert.

Ce nouveau parti de gauche, qui devient donc "la" et non plus "les" Farc, sera lancé publiquement vendredi sur la place Bolivar, avec un grand concert gratuit dans ce haut lieu de la politique colombienne, au cœur de Bogota, puisque s'y trouvent le Parlement et, à deux pas, le palais présidentiel Casa de Nariño.

L'ex-guérilla a assuré qu'elle maintiendrait sa ligne politique en passant à la légalité, bien que cette semaine ses chefs n'aient pas prononcé, en public, les mots "marxiste" ou "communiste", ni même "socialiste".

>> À lire sur France 24 : "En Colombie, le camp de la paix a aussi ses ennemis"

L'un des ex-commandants guérilleros avait déclaré lundi que le futur parti chercherait à intégrer "une grande coalition" pour former un "gouvernement de transition", afin de défendre l'accord de paix signé en novembre avec le président Juan Manuel Santos.

Avec AFP

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