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Guatemala : la Cour suprême ouvre la voie à la levée de l'immunité du président

Des manifestants exigent le départ du président Jimmy Morales, accusé de corruption.
Des manifestants exigent le départ du président Jimmy Morales, accusé de corruption. Johan ORDONEZ / AFP

La Cour suprême du Guatemala a transmis, lundi, au Parlement une demande de levée de l'immunité du président Morales, soupçonné de financement illégal de sa campagne électorale. Les analystes jugent peu probable que les députés votent dans ce sens.

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Les choses se corsent pour Jimmy Morales, le président guatémaltèque. La Cour suprême a accepté, lundi 4 septembre, de transmettre au Parlement une demande de levée d'immunité. Le chef d'État est accusé d'avoir recouru à des financements illégaux lors de sa campagne de 2015.

"Les magistrats ont accepté de transmettre la demande de levée d'immunité et le processus se poursuit comme prévu par la loi", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la Cour, Angel Pineda.

Une levée de l'immunité peu probable

La requête va être transmise au Parlement, qui formera une commission chargée de formuler des recommandations aux députés sur le sujet. Pour lever l'immunité du chef de l'État, il faudra ensuite qu'au moins 105 des 158 parlementaires votent en ce sens.

Les analystes jugent peu probable qu'il y ait les votes nécessaires, en raison des alliances nouées par le parti au pouvoir, le FCN-Nation (droite), au sein du Parlement.

La levée de l'immunité a été demandée le 25 août par le parquet et la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (Cicig), mission spéciale des Nations unies chargée d'enquêter sur les affaires de corruption.

Furieux, Jimmy Morales a réagi deux jours plus tard en accusant le chef de la Cicig, le Colombien Ivan Velasquez, de s'immiscer dans les affaires internes du pays et en ordonnant son expulsion immédiate. Une décision qui a fait polémique et déclenché des manifestations hostiles de Guatémaltèques, avant d'être finalement annulée par la Cour constitutionnelle.

Le pays traverse ainsi sa deuxième crise politique en deux ans, après le départ puis l'incarcération en 2015 du président d'alors, Otto Perez, au terme de mois de manifestations populaires contre un scandale de corruption et de fraude fiscale au plus haut niveau de l'État. Acteur comique sans aucune expérience politique, Jimmy Morales avait alors été élu sur le slogan "Ni corrompu, ni voleur"…

Avec AFP

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