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IRAK

Les députés irakiens rejettent le référendum sur l’indépendance du Kurdistan

Des Kurdes irakiens lors d'un rassemblement pro-indépendance à Akra au nord de Bagdad, le 10 septembre 2017.
Des Kurdes irakiens lors d'un rassemblement pro-indépendance à Akra au nord de Bagdad, le 10 septembre 2017. Safin Hamed, AFP
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Vidéo par : Armelle CHARRIER
3 mn

Le Parlement fédéral irakien a annoncé, mardi, avoir rejeté le projet de référendum sur l’indépendance du Kurdistan. Le scrutin, prévu le 25 septembre, pourrait tout de même être maintenu par les Kurdes.

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Pour Salim al-Joubouri, le chef du Parlement fédéral, il s’agit de maintenir "l'unité du territoire et du peuple irakien". Les députés irakiens ont voté, mardi 12 septembre, contre un référendum sur l’indépendance du Kurdistan qui était prévu le 25 septembre prochain.

>> À lire sur France 24 : Le référendum d'indépendance au Kurdistan irakien, un scrutin qui inquiète

Le vote du Parlement "impose au Premier ministre de prendre toutes les mesures pour protéger l'unité de l'Irak et d'entamer un dialogue sérieux" avec les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien, située dans le nord du pays, a expliqué Salim al-Joubouri.

“Contraire à la Constitution”, selon Bagdad

Certains élus ont immédiatement quitté l’édifice en signe de protestation. "Les députés kurdes ont quitté la séance, mais la motion rejetant le référendum a été adoptée à la majorité", a déclaré le député Mohamed al Karbouli.

L'exécutif irakien, et notamment le Premier ministre Haider al-Abadi, a d'ores et déjà martelé au cours des derniers mois que ce référendum kurde était contraire à la Constitution irakienne. Il avait été ajouté à l'ordre du jour à la demande de quelque 80 députés.

Ce référendum, même non contraignant, a également suscité une levée de boucliers de Washington, de capitales européennes et surtout de la Turquie et de l'Iran voisins, qui craignent qu'un tel processus attise les appétits séparatistes de leurs propres minorités kurdes.

Les Kurdes divisés

Cependant, Erbil assure régulièrement n'avoir "pas d'autre choix" que de lancer cette consultation pour garantir les droits des Kurdes, durement réprimés par le régime de Saddam Hussein, déchu en 2003 lors de l'invasion américaine de l'Irak.

Le référendum divise néanmoins les Kurdes irakiens, qui adhèrent tous au rêve d'un État kurde, mais discutent de l'opportunité du calendrier choisi par l'actuel président de la région autonome Massoud Barzani.

Ce rendez-vous électoral s'annonce également sensible car la province de Kirkouk, une zone pétrolière disputée au nord de Bagdad et rattachée au gouvernement fédéral, a décidé d'y participer contre l'avis des autorités centrales irakiennes.

Avec AFP et Reuters

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