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BIRMANIE

Antonio Guterres demande à la Birmanie de cesser ses opérations contre les Rohingya

Des manifestants à New Delhi en Inde, mercredi 13 septembre 2017, protestent contre le traitement infligé aux Rohingyas en Birmanie.
Des manifestants à New Delhi en Inde, mercredi 13 septembre 2017, protestent contre le traitement infligé aux Rohingyas en Birmanie. Sajjad Hussain, AFP
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Le secrétaire général de l'ONU a reconnu mercredi qu'un nettoyage ethnique était en cours en Birmanie et a appelé les autorités birmanes à "suspendre les activités militaires et la violence" contre les Rohingya.

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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé la Birmanie, mercredi 13 septembre, à suspendre ses opérations militaires contre la minorité des Rohingya, considérant que les autorités se livraient à un nettoyage ethnique.

"J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi", a déclaré Antonio Guterres, au cours d'une conférence de presse, alors que près de 400 000 membres de cette minorité musulmane ont fui les exactions pour se réfugier au Bangladesh voisin.

Et lorsqu'un journaliste lui a demandé si ce qui était en cours pouvait être qualifié de nettoyage ethnique, ce dernier a rétorqué : "Quand un tiers de la population rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire" la situation ?

Le Conseil de sécurité de l'ONU a par ailleurs réclamé mercredi "des pas immédiats" pour faire cesser la violence en Birmanie, au terme de sa première réunion depuis le début, en août, de l'exode de la minorité rohingya. Les 15 membres du Conseil de sécurité ont exprimé "leur préoccupation profonde devant la situation" et "le recours à la force excessif" en Birmanie, a ajouté leur président en exercice, l'ambassadeur éthiopien Tekeda Alemu, lors d'une déclaration à l'issue de la réunion qui s'est tenue à huis clos.

Discours télévisé le 19 septembre pour Aung San Suu Kyi

Dans leur déclaration agréée par l'ensemble du Conseil de sécurité, y compris la Chine, ils "notent l'engagement du gouvernement birman à fournir une assistance humanitaire à toutes les personnes déplacées sans discrimination". Tous les membres du Conseil ont aussi "été d'accord pour souligner l'importance d'une solution à long terme pour la situation dans l'État de Rakhine", selon leur déclaration.

>> À lire : Aung San Suu Kyi sort de son silence pour dénoncer... les fausses informations

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, ex-dissidente et prix Nobel de la paix, est sous le feu des critiques à l'international pour sa position ambiguë sur le sort de cette minorité musulmane persécutée en Birmanie. Lors de l'Assemblée générale de l'ONU de l'an dernier, elle s'était engagée de la tribune à défendre les droits de la minorité musulmane.

Pressée de s'exprimer par la communauté internationale, mais devant maintenir un précaire équilibre dans ses relations avec la très puissante armée birmane, Suu Kyi a annulé un déplacement à l'ONU pour son Assemblée générale annuelle qui débute la semaine prochaine. Elle prononcera toutefois le 19 septembre un discours télévisé sur la situation au Rakhine, ont annoncé ses services.

Avec AFP

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