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Les Tunisiennes musulmanes autorisées à se marier avec des non-musulmans

Des femmes tunisiennes, le 23 avril 2014, marchent dans les rues de Tunis.
Des femmes tunisiennes, le 23 avril 2014, marchent dans les rues de Tunis. Fethi Belaid, AFP

La Tunisie a aboli l'interdiction du mariage des femmes avec des non-musulmans, a annoncé jeudi la présidence, tenant une promesse faite mi-août par Béji Caïd Essebsi, qui a aussi lancé le débat sur les questions d'héritage.

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Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans, les circulaires ministérielles empêchant ces unions ayant été abolies, a annoncé, jeudi 14 septembre, la porte-parole de la présidence.

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"Tous les textes liés à l'interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et tous les textes semblables, ont été annulés. Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint", a écrit sur Facebook Saïda Garrach, qui n'était pas joignable dans l'immédiat.

Le 13 août, le président Béji Caïd Essebsi avait annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Des organisations de la société civile ont ces derniers mois lancé une campagne sur cette question, et une plainte a été déposée auprès du Tribunal administratif pour faire annuler la circulaire.

Prochaine étape : l’égalité femmes-hommes en matière d’héritage

Si elles voulaient que leur mariage soit reconnu ou célébré en Tunisie, les Tunisiennes épousant des non-musulmans devaient jusqu'ici fournir le certificat de conversion à l'islam de leur futur mari. Quelques-unes ont réussi au prix d'une bataille juridique à faire reconnaître leur mariage sans ce document, selon une avocate active dans ce domaine.

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Dans un discours prononcé le jour de la "Fête de la femme" le 13 août, le chef de l'État avait aussi lancé le débat sur le sujet délicat de l'égalité entre femmes et hommes en matière d'héritage, jugeant que la Tunisie se dirigeait inexorablement vers l'égalité "dans tous les domaines".

La Tunisie est considérée comme pionnière dans le monde arabe en matière de droits des femmes, mais ces dernières continuent d'hériter généralement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran.

Avec AFP

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