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Le journaliste Loup Bureau de retour à Paris après 51 jours de détention en Turquie

Loup Bureau entouré de la ministre de la Culture Françoise Nyssen et du secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, le 17 septembre 2017.
Loup Bureau entouré de la ministre de la Culture Françoise Nyssen et du secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, le 17 septembre 2017. Geoffroy van der Hasselt, AFP

Le journaliste français Loup Bureau est rentré dimanche en France après avoir été détenu pendant plus d’un mois en Turquie. Il a été libéré vendredi mais reste accusé de terrorisme par Ankara.

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Le journaliste français Loup Bureau est arrivé à Roissy CDG dimanche 17 septembre après plus de 50 jours de détention en Turquie. Il a été accueilli par sa famille, sa petite amie et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen.

Selon une journaliste de l’AFP sur place, le jeune reporter indépendant de 27 ans s'est entretenu avec Emmanuel Macron par téléphone.

Loup Bureau s'est dit "très soulagé d'être revenu" en France et "très fatigué", ajoutant qu'il avait été "jusqu'au bout dans l'incertitude de pouvoir partir". Ses conditions de détention étaient au départ "un peu compliquées" mais "à partir du moment où M. Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements", a-t-il précisé.

"Je n'est pas été maltraité physiquement mais il y a eu des menaces, des intimidations. J'ai été en garde à vue pendant 6 jours avant d'aller en prison. C'est à ce moment là où ça a été plus compliqué", a-t-il raconté.

"La semaine de garde à vue, il a été traité comme les prisonniers kurdes, donc il a subi des sévices physiques [...] et psychologiques. À partir du moment où il était en prison, les choses se sont normalisées", a pour sa part dit son père, Loïc Bureau.

"Toujours un risque de condamnation"

Accusé par Ankara d'appartenance à "une organisation terroriste armée", Loup Bureau a été libéré vendredi après 51 jours de détention dans la prison de Sirnak, au sud-est de la Turquie.

Cette libération est intervenue dans la foulée d'une visite du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian à Ankara. Fin août le président français avait demandé sa "libération rapide" à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

"Tout a basculé au milieu de la semaine dernière avec l'acte d'accusation et la fixation d'une audience", a expliqué Me Pradel, le dossier étant alors transféré à un juge.

"Le juge a immédiatement voulu recevoir Loup et a immédiatement statué sur la question de sa libération, alors que par ailleurs l'enquête se poursuit", a ajouté l'avocat. Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a-t-il rappelé.

Le journaliste avait été interpellé le 26 juillet à la frontière turco-irakienne, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (mouvement considéré comme une émanation du PKK et donc comme "terroriste" par Ankara).

Ces images datent, selon sa défense, d'un reportage sur les conditions de vie des populations syriennes réalisé en 2013 et diffusé sur TV5 Monde.

Avec AFP

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