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Les syndicats de Pôle emploi s'inquiètent de potentielles baisses d'effectifs

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Paris (AFP)

Plusieurs syndicats de Pôle emploi se sont inquiétés mardi d'un article du Parisien, partiellement démenti par la ministre du Travail Muriel Pénicaud, selon lequel le gouvernement envisagerait des réductions drastiques d'effectifs au sein de l'établissement.

Dans son édition de mardi, Le Parisien, qui cite des sources anonymes, annonce un "dégraissage massif" pour Pôle emploi, dans le but d'économiser "près de trois milliards d'euros" d'ici à 2022. Cela concernerait "plusieurs milliers de postes de cadres", qui "travaillent en back-office, notamment sur des fonctions d'ingénierie ou d'analyse du marché de l'emploi".

Des chiffres nuancés par Mme Pénicaud mardi matin sur franceinfo: en 2018, il n'y aura que "quelques centaines" de postes "en évolution, comme chaque année", du fait de la reprise de la croissance.

Ces "annonces contradictoires et confuses" ne sont pas du goût de la CFDT, premier syndicat de Pôle emploi, qui ne les juge "pas compatibles avec les missions dévolues à Pôle Emploi et la forte charge de travail que les salariés de Pole emploi vivent au quotidien".

"L'avenir de Pole emploi ne peut être conçu en mettant en discussion ce qui constitue sa première richesse: son personnel!" écrit le syndicat dans un communiqué, qui "exige au plus vite une clarification de la direction" de l'opérateur.

Le SNU-FSU, troisième syndicat de Pôle emploi, a, lui, exprimé sa "mobilisation pleine et entière pour faire échec à ces projets". Le syndicat "appelle toutes les organisations syndicales à se retrouver le plus rapidement possible pour définir ensemble des actions à conduire".

Quant au Snap, syndicat non représentatif, il a dénoncé une "nouvelle attaque en règle contre Pôle emploi".

"Si cet article ne relève pour l'instant que du ballon d'essai, il n'en demeure pas moins que les menaces alarmantes qu'il représente doivent être prises au sérieux", ajoute-t-il.

Le SNU-FSU et le Snap réclament tous deux une "réunion d'urgence" avec la direction de Pôle emploi.

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