Accéder au contenu principal
BIRMANIE

Vidéo : "Aung San Suu Kyi a rallié le camp des sceptiques de la démocratisation"

Jean-Michel Lacombe, ancien ambassadeur français au Bangladesh (1992-1995) et en Birmanie (2003-2007).
Jean-Michel Lacombe, ancien ambassadeur français au Bangladesh (1992-1995) et en Birmanie (2003-2007). France 24
2 mn

Invité de France 24, l'ancien ambassadeur de France en Birmanie Jean-Michel Lacombe n'a pas été surpris par la réaction en demi-teinte de la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi, à la crise des Royingha.

Publicité

En Birmanie, la cheffe du gouvernement, Aung San Suu Kyi, a évoqué pour la première fois – en la relativisant – la question de la crise des réfugiés rohingyas, mardi 19 septembre.

Pour Jean-Michel Lacombe, ancien ambassadeur français au Bangladesh et en Birmanie (2003-2007), invité de France 24, cette réaction d'Aung San Suu Kyi n'a rien de surprenant. "Très franchement, je croyais que ce serait plus brutal, confie-t-il. Elle a le sentiment que l’unité de son pays est en cause, que les problèmes des droits de l’Homme sont désolants mais qu’il y a beaucoup de propagande, de fake news et que dans ces conditions, il ne faut pas déstabiliser le pays."

Assignée à résidence pendant près de vingt ans par la junte militaire alors au pouvoir et honorée du prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi a longtemps été considérée comme une figure des droits de l'Homme en Birmanie. Pourtant, pour Jean-Michel Lacombe cet apparent revirement correspond à un phénomène global.

"Quand j’ai pris mes fonctions d’ambassadeur de France en Birmanie, j’ai rencontré l’ambassadeur de l’Inde, qui m’a dit : 'Nous ne sommes plus dans le business de la démocratisation', raconte-t-il. C'est-à-dire qu’il y a beaucoup de pays qui estiment que la démocratisation est un système pour affaiblir les pays qui ne plaisent pas aux Occidentaux. Et je pense que qu’Aung San Suu Kyi a rallié ce camp (des sceptiques de la démocratisation)."

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.