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Solvay: les syndicats veulent des "réponses" sur l'avenir des sites vendus à BASF

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Paris (AFP)

Les syndicats CFDT et CGT du groupe chimique belge Solvay veulent des "réponses" rapides sur l'avenir des sites de production de polyamides (nylon) qui doivent être cédés à BASF, inquiets du "devenir" des quelque 2.400 salariés concernés dans le monde.

Dans des communiqués séparés, les deux premiers syndicats du groupe regrettent l'absence d'information sur les conséquences de cette cession, d'un montant net de 1,1 milliard d'euros. Elle permet à Solvay de parachever son recentrage sur les activités à haute valeur ajoutée ou prometteuses, comme les composants innovants.

Lors de l'annonce, mardi, le groupe s?est refusé à donner des précisions sur l'avenir des quatre sites repris en France, sur un total de 12 dans le monde. Il sera décidé au moment du "plan d'intégration mis en place une fois l'acquisition bouclée", a précisé un porte-parole, l'objectif de BASF et Solvay étant de conclure la cession au troisième trimestre 2018.

Vendredi dans un communiqué, les syndicats CGT de Solvay (deuxième syndicat), de BASF et leur fédération refusent que "des milliers de familles (doivent) attendre 1 an avant de connaître leur avenir". "Des réponses claires et précises doivent être données aux élus des instances représentatives du personnel" lors des consultations à venir, demandent-ils.

"Au regard de la stratégie de BASF dans un passé récent, comme le démantèlement du groupe CIBA racheté par le chimiste allemand en 2009, on peut être inquiet", écrivent-ils, en dénonçant une "opération de casino boursier".

Au lendemain de l'annonce, la fédération CFDT chimie énergie et les équipes CFDT Solvay (premier syndicat) et BASF ont demandé de leur côté des "clarifications sur le projet et son contenu afin de garantir l'avenir des sites industriels, de la recherche, de l'ingéniérie et des fonctions supports et la pérennité de tous les emplois en France et dans le reste du monde".

Le projet sera présenté aux instances du personnel le 10 octobre lors d'un comité européen à Bruxelles, puis le 12 octobre en comité central d'entreprise à Paris, selon une source syndicale.

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