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Téhéran dit avoir testé "avec succès" un nouveau missile

Le nouveau missile Khoramshahr lors d'une parade militaire, le 22 septembre 2017, à Téhéran.
Le nouveau missile Khoramshahr lors d'une parade militaire, le 22 septembre 2017, à Téhéran. AFP

Sur fond de climat tendu avec les États-Unis, l'Iran a annoncé avoir testé "avec succès" son nouveau missile Khoramshahr, d'une portée de 2 000 km, à tête multiples.

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L’Iran renforce ses capacités balistiques. La télévision d’État a rapporté, samedi 23 septembre, que le nouveau missile Khoramshahr, d'une portée de 2 000 kilomètres, à tête multiples, a été testé "avec succès".

Les images ont montré le lancement du missile, mais la date du test n'a pas été communiquée. Vendredi, lors de la présentation du missile pendant le défilé militaire marquant le déclenchement de la guerre par l'Irak contre l'Iran en 1980, un responsable iranien avait toutefois indiqué qu'il serait "opérationnel dans un avenir proche".

"Nous ne demanderons la permission à personne"

Ce test intervient sur fond de climat très tendu entre l'Iran et les États-Unis, le président Donald Trump menaçant de sortir son pays de l'accord sur le nucléaire iranien que les États-Unis ont signé avec Téhéran, conjointement avec cinq autres grandes puissances en 2015.

Malgré ces critiques, le président iranien Hassan Rohani a déclaré vendredi que l'Iran allait renforcer ses capacités militaires et balistiques. "Que vous le vouliez ou non, nous allons renforcer nos capacités militaires, nécessaires en matière de dissuasion. Non seulement, nous allons développer nos missiles, mais aussi nos forces aériennes, terrestres et maritimes. Pour défendre notre patrie, nous ne demanderons la permission à personne", a-t-il dit dans un discours retransmis en direct à la télévision d'État.

L'accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances n'interdit pas les activités balistiques de l'Iran, mais la résolution 2 231 du Conseil de sécurité, qui a entériné cet accord, demande à l'Iran de ne pas mener d'activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

Les responsables iraniens affirment que les missiles de leur pays ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires et que, plus largement, Téhéran n'a pas de programme pour fabriquer des armes nucléaires. L'Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont également une portée de 2 000 kilomètres et qui sont donc en mesure d'atteindre Israël, l'ennemi juré de l'Iran, et les bases américaines dans la région.

Avec AFP

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