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Allemagne : coleader de l'AfD, Frauke Petry confirme son départ du parti d'extrême droite

La coprésidente de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), Frauke Petry, le 1er mai 2016 à Stuttgart.
La coprésidente de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), Frauke Petry, le 1er mai 2016 à Stuttgart. Philipp Guelland, AFP

L'égérie de l'extrême droite allemande Frauke Petry a confirmé, mardi, son départ de l'AfD, après une percée historique au Bundestag pour son mouvement. Elle paye sa volonté de voir l'AfD rejoindre une coalition gouvernementale.

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Frauke Petry, codirigeante du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), a confirmé mardi son intention de quitter son parti, le premier d'extrême droite à avoir fait son entrée au Bundestag, à la faveur des législatives de dimanche.

"Il est clair que cette étape viendra", a-t-elle déclaré mardi à plusieurs médias allemands, alors que plusieurs figures de l’AfD, qui est devenu dimanche le troisième parti d'Allemagne avec 12,6%, soit 94 sièges au Bundestag, l’avaient appelé à quitter ses rangs. Chef de file de la fraction modérée du parti, Frauke Petry a expliqué aux journalistes, à Dresde, que son aile avait "tenté de modifier le cap (du parti), mais à un certain moment, vous devez comprendre que ce n'est plus possible".

"J'ai cinq enfants dont j'ai la responsabilité, et, au bout du compte, vous devez pouvoir vous regarder dans la glace", a ajouté cette chimiste de 42 ans.

L’AfD, n’offre pas "une alternative crédible"

L’époux de Frauke Petry, Marcus Pretzell, a annoncé quant à lui mardi au journal Die Welt qu'il quitterait vendredi les rangs d'AfD. "Ma décision est motivée seulement par ma vision pas très optimiste de l'évolution de l’AfD", a dit celui qui dirige ce parti dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et qui est également député européen.

Frauke Petry, qui avait déjà fait savoir lundi qu'elle ne siégerait pas au Bundestag au sein du groupe parlementaire de l’AfD, plaide depuis longtemps pour que son parti puisse rejoindre une coalition gouvernementale. Et ce, même si tous les autres partis allemands refusent de s’allier avec lui.

Lundi, elle a déclaré que sa formation, en tant que "parti anarchiste", pourrait réussir dans l'opposition mais n'offrirait pas une alternative crédible comme parti gouvernemental.

Avec Reuters

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