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Référendum kurde : les vols internationaux de et vers Erbil suspendus à partir de vendredi soir

L'aéroport d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.
L'aéroport d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Safin Hamed, AFP

Après le "oui" massif au référendum d'indépendance du Kurdistan irakien, le pouvoir central à Bagdad a décidé de suspendre les vols internationaux de et vers Erbil à partir de vendredi soir.

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Première mesure de rétorsion irakienne après le "oui" massif au référendum d'indépendance du Kurdistan irakien : tous les vols internationaux de et vers Erbil, la capitale de la province, cesseront à partir de vendredi soir.

"Tous les vols internationaux, sans exception, de et vers Erbil cesseront à partir de vendredi 18 heures à la suite de la décision du conseil des ministres irakien et du Premier ministre Haïdar al-Abadi", a annoncé jeudi 28 septembre à l'AFP la directrice de l'aéroport.

>> À voir sur France 24 : "Référendum au Kurdistan irakien : un scrutin à haut risque"

Le gouvernement du Premier ministre Haïdar al-Abadi avait menacé de prendre des mesures contre la région autonome du Kurdistan, pour avoir organisé un référendum sur l'indépendance considéré comme illégal par Bagdad.

"Plusieurs bras de fer sont en train de se jouer entre Erbil et Bagdad"

"Nous étions un pont entre la Syrie et l'ONU"

Haïdar al-Abadi avait intimé l'ordre à la région de remettre aux autorités centrales le contrôle des deux aéroports, Erbil et Souleimaniyeh, faute de quoi tous les vols internationaux depuis et vers le Kurdistan seraient interdits à partir de vendredi. "Nous avons ici des consulats, des compagnies et du personnel international, cela va affecter tout le monde. Ce n'est pas une bonne décision", a souligné Talar Faiq Saleh.

"Cette décision ne frappe pas seulement les Kurdes. Nous avons un grande nombre de réfugiés qui utilisent cet aéroport et nous étions un pont entre la Syrie et l'ONU pour envoyer de l'aide humanitaire", a-t-elle poursuivi. "Nous avions ici aussi des forces de la coalition (internationale antijihadistes), ce qui veut dire que l'aéroport servait pour tout", selon la responsable.

Un autre aéroport, moins important, est situé à Souleimaniyeh, la deuxième ville du Kurdistan. On ignorait dans l'immédiat s'il serait concerné par cette décision.

Avec AFP

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