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Cameroun : interdiction de se déplacer et couvre-feu dans les régions anglophones

Des Camerounais anglophones manifestent contre les discriminations, le 22 septembre 2017 à Bamenda, au nord-ouest du Cameroun.
Des Camerounais anglophones manifestent contre les discriminations, le 22 septembre 2017 à Bamenda, au nord-ouest du Cameroun. STRINGER / AFP

Le Cameroun a interdit de se déplacer à la population d'une deuxième région anglophone, jeudi, tout en y instaurant un couvre-feu. Les autorités anticipent ainsi une déclaration symbolique d'indépendance de la minorité anglophone.

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Les autorités de la région anglophone du Sud-Ouest, au Cameroun, ont annoncé, jeudi 28 septembre via un communiqué, une interdiction stricte de se déplacer. Elles imitaient en cela la région du Nord-Ouest, où un couvre-feu est déjà en place, avant une proclamation symbolique d’indépendance par les séparatistes anglophones, le 1er octobre.

Fermeture des frontières territoriales et maritimes, suspension des transports, interdiction de se déplacer entre les localités et interdiction des réunions de plus de quatre personnes dans l'espace public : les sévères mesures annoncées par les autorités du Sud-Ouest ont pris effet vendredi 30 septembre à 9 h. Elles prendront fin le 2 octobre à 7 h, selon le communiqué.

Accès limité à internet

L'accès à internet est limité depuis vendredi dans les deux régions anglophones. Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ces deux régions sur les dix que compte le Cameroun, avaient été privées d'Internet pendant trois mois jusqu'à fin avril, soit la plus longue coupure de ce type en Afrique.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20 % des 22 millions de Camerounais, proteste contre ce qu'elle appelle sa "marginalisation", dans l'enseignement et la magistrature notamment. Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme, tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'est dit jeudi "profondément préoccupé par la situation au Cameroun" et a exhorté les autorités camerounaises "à promouvoir des mesures de réconciliation nationale".

Avec AFP

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