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Le gouvernement palestinien se réunit à Gaza, une première depuis 2014

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah dans la bande de Gaza, le 3 octobre.
Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah dans la bande de Gaza, le 3 octobre. Mohammed Abed, AFP

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a réuni son gouvernement dans la bande de Gaza mardi. Une première depuis 2014, censée matérialiser le retour de l'Autorité palestinienne aux commandes de ce territoire aux mains du Hamas.

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C'est une étape importante sur le chemin de la réconciliation. Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a réuni son gouvernement dans la bande de Gaza mardi 3 octobre, une première depuis 2014, censée matérialiser le retour de l'Autorité palestinienne internationalement reconnue aux commandes du territoire aux mains du Hamas.

"Nous sommes ici pour tourner la page de la division et restituer au projet national son juste cap, qui est la création d'un État" palestinien, a déclaré Rami Hamdallah devant ses ministres, réunis sous les portraits du leader historique Yasser Arafat et de l'actuel président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Malgré la circonspection nourrie par l'échec des précédentes tentatives de rapprochement, la tenue de ce conseil des ministres placé sous très haute protection armée est, après l'arrivée de Hamdallah à Gaza lundi, une avancée significative dans l'effort des groupes palestiniens pour surmonter une décennie de déchirements dévastateurs.

Quasi-guerre civile

Cette visite doit préparer le terrain à un transfert progressif de responsabilités – au moins civiles – du Hamas à l'Autorité palestinienne, dont émane le gouvernement palestinien.

Le Hamas, considéré comme terroriste par Israël, les États-Unis ou l'Union européenne et comme infréquentable par certains pays arabes, a évincé l'Autorité de Gaza en 2007 au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah, son grand rival laïc et modéré qui domine cette entité créée par les accords d'Oslo et censée préfigurer un État indépendant.

>> À lire : "Vingt ans après, que reste-t-il des accords d’Oslo ?"

Depuis, l'Autorité n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 50 ans et distant de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Pression de l'Égypte

Les dissensions palestiniennes sont considérées comme l'un des principaux obstacles à un règlement du conflit israélo-palestinien et l'une des causes des maux endurés par les deux millions de Gazaouis : guerres, blocus israélien et égyptien, pénuries d'eau et d'électricité, chômage...

>> À voir : "Gaza : la vie quotidienne sous le blocus"

Le gouvernement palestinien avait siégé à Gaza pour la dernière fois fin 2014, au lendemain d'une guerre destructrice, la troisième dans le territoire entre Israël, le Hamas et ses alliés depuis 2008, mais la discorde avait vite repris le dessus.

En septembre, le Hamas a fini par accepter le retour de l'Autorité sous la pression du grand voisin égyptien, des déconvenues diplomatiques de son allié qatari et d'un sévère tour de vis financier donné par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a notamment cessé de payer la facture de l'électricité fournie par Israël à Gaza.

"Des efforts, du temps et du travail"

Les Gazaouis, éprouvés, attendent à présent que Abbas ou Hamdallah annoncent la levée de telles mesures.

"On reviendra dessus (sur ces mesures) quand le gouvernement sera en mesure d'assumer ses responsabilités", a déclaré Mahmoud Abbas lundi soir à la télévision égyptienne CBC.

Dans cet entretien au ton conciliant et face au scepticisme répandu, il a souligné la "volonté forte", de part et d'autre, d'unité, sans laquelle "il n'y aura pas d'État palestinien".

La réconciliation "nécessitera des efforts, du temps et du travail", a-t-il insisté.

Avec AFP

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