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Dans la presse

"Sin City touchée au coeur"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du mardi 3 octobre : la fusillade de masse qui a eu lieu hier à Las Vegas, la réaction de Bruxelles au référendum catalan et le débat sur les courses de moutons outre-Manche.

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On commence cette revue de presse internationale aux États-Unis, où un homme a ouvert le feu, hier, à Las Vegas, sur une foule réunie pour un festival de musique. Au moins 58 personnes ont été tuées, plus de 500 autres blessées.

 

Las Vegas, surnommée «Sin city», la «ville des péchés», est en deuil, comme l'illustre tout d’abord le dessin de Mike Smith pour The Las Vegas Sun. Il montre le célèbre panneau «Welcome to famous Las Vegas» recouvert d’un ruban noir. Que s’est-il passé? Qui est l’auteur de cette fusillade? Le quotidien dispose de nombreux éléments sur Stephen Paddock, présenté par son frère comme un retraité sans histoire de 64 ans, qui vivait au nord de Las Vegas, dans une résidence cossue avec golf, tennis et terrain de pétanque. Un homme qui aurait préparé son attaque avec minutie et serait arrivé au Mandala Bay, l'hôtel-casino d’où il a tiré sur la foule, avec pas moins de 10 valises. De quoi faire tenir les 23 armes à feu retrouvées avec lui. Stephen Paddock n’avait aucune «affiliation politique ni religieuse», assure son frère. «Il avait de l’argent, il faisait des croisières et jouait au casino», raconte-t-il, tandis que The Las Vegas Sun indique qu’il n’existe pour le moment aucune information faisant état d'une éventuelle faillite personnelle, passé criminel ou liens avec le groupe État islamique, qui a revendiqué son geste.

 

Ce qui est arrivé hier à Las Vegas constitue la pire tuerie de l’histoire récente aux États-Unis. Et sans surprise, elle relance une nouvelle fois le débat sur les armes à feu dans un pays où la tuerie de masse fait même l’objet d’une classification précise, puisque les autorités américaines considèrent qu’entrent dans cette catégorie les meurtres faisant au moins 4 victimes à l'exception de leur auteur. C’est d’ailleurs cette classification qui amène The New York Times à faire le décompte suivant : en 477 jours, les États-Unis ont compté cette année 521 tueries de masse - et à formuler cette action: «Et zéro action au Congrès». Le journal, qui milite activement depuis des années pour la régulation des armes à feu, a d’ailleurs choisi de mettre en avant les statistiques plutôt que les commentaires. Ses chiffres donnent le vertige. En juin 2016, un tireur a tué 49 personnes dans une boîte de nuit d’Orlando. Il s'agissait de l’une des 31 tueries de masse survenues ce mois-là, contre 49 le mois suivant et 36 en novembre, cette année-là, soit le même chiffre qu’en juillet 2017…

 

The Los Angeles Times, lui, est vent debout contre les Républicains, qu’il accuse de s’opposer à toute forme de régulation des armes à feu. Le journal fustige leur soutien, croissant selon lui, au deuxième amendement de la Constitution, qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. «Leur message, c’est : 'Les armes à feu ne sont pas notre problème, c’est le problème de Dieu'», résume le quotidien, qui voit dans la déclaration de Donald Trump sur Las Vegas – «Ce qui s’est passé est un acte de mal à l’état pur» – une expression de cette philosophie. «Leur propos est de dire, en somme, que le problème du mal est insoluble, et qu’on ne peut pas attendre du gouvernement qu’il le résolve». Mais «cette logique est faussée», accuse The LA Times : «Le premier devoir du gouvernement est de protéger du mal les citoyens autant qu’il le peut. C’est la raison il y a des lois et des forces de l’ordre».

 

Un mot à présent de la demande fait par Bruxelles à Madrid d’éviter tout «nouvel usage de la force» après les violences qui ont émaillé le référendum de dimanche, en Catalogne. Particulièrement prudente sur tout ce qui touche à la souveraineté nationale, la Commission européenne ne reconnaît pas pour autant résultat de la consultation catalane interdite, au grand mécontentement de Ara, qui juge tout à fait insatisfaisante sa déclaration. «Voilà tout ce qu’a à dire la Commission aux 900 personnes blessées lors du référendum», s’indigne le journal catalan, tandis que ses confrères d’El Pais présentent cette consultation comme «une défaite pour l’Espagne, et pour les intérêts et les droits de tous les Espagnols, qu’ils soient Catalans ou non». Cela étant dit, le journal invite lui aussi le Premier ministre Mariano Rajoy à «dire ce qu’il est prêt à faire pour assurer un futur démocratique et pacifique pour l’actuel système d’autonomie régional». «Ni les crimes flagrants des autorités catalanes, ni leur vantardise ne peuvent justifier la passivité et le manque d’habileté de Rajoy», met en garde El Pais.

 

Un tout autre débat anime les conversations de nos voisins anglais : les courses de moutons. C’est le journal suisse Le Matin qui nous a mis sur la piste de cet épineux débat. Le quotidien suisse nous apprend en effet qu’une querelle oppose les défenseurs des animaux, qui veulent interdire les courses de moutons, très prisées outre-Manche, et qu’ils jugent «cruelles», aux éleveurs britanniques, qui eux soutiennent que leurs bestioles sont de «vrais coureurs». Ces derniers viennent d’ailleurs de remporter une manche, en parvenant à maintenir une course de moutons à Masham, dans le nord de l'Angleterre, ce week-end, malgré une pétition ayant rassemblé quelque 65 000 signatures. Le spectacle doit être d’ailleurs assez divertissant puisque lors de ces courses, les moutons s'élancent par petits groupes sur la piste, certes de plus ou moins bon gré, poussés par des humains, avec des peluches sur le dos pour figurer des cavaliers.

 

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