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Le président catalan défie le roi, Madrid rejette tout "chantage"

Le 4 octobre 2017, Carles Puigdemont a accusé le roi d'Espagne d'ignorer les aspirations des Catalans.
Le 4 octobre 2017, Carles Puigdemont a accusé le roi d'Espagne d'ignorer les aspirations des Catalans. France 24

Dans un discours de défiance, mercredi soir, le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a reproché au roi Felipe VI de ne pas avoir endossé le rôle de "modérateur". Madrid a officiellement rejeté la proposition de médiation du séparatiste.

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Le président catalan Carles Puigdemont a pris la parole, mercredi 4 octobre au soir, pour réaffirmer son intention de "mettre en œuvre le résultat du vote", la victoire du "oui" lors du référendum d’autodétermination du 1er octobre, et de déclarer l’indépendance de la Catalogne, tout en adressant quelques critiques cinglantes au monarque espagnol Felipe VI.

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Ce dernier, la veille, avait formulé de vives critiques à l'égard des dirigeants catalans, les accusant notamment d'avoir bafoué "de façon répétée (...) et délibérée" la Constitution et de "mettre en danger la stabilité" de la Catalogne et de toute l'Espagne. Carles Puidgemont a, en retour, regretté que le roi "adopte le discours et les politiques du gouvernement (de Mariano) Rajoy, qui ont été catastrophiques pour la Catalogne, et ignore délibérément des millions de Catalans qui ne pensent pas comme eux".

"La Constitution lui octroie un rôle de modérateur qu’il [Felipe VI] n’a pas endossé, a poursuivi Carles Puidgemont. Il a assumé un rôle inadéquat en soutenant les décisions du gouvernement espagnol, qui ne visent qu’à éteindre les aspirations du peuple catalan."

Madrid refuse le "chantage" de Puigdemont

Le dirigeant catalan a également réitéré son appel à une médiation. "Je dis que l’heure est à la médiation. (…) Paix et dialogue font partie de la culture politique de notre peuple mais nous n’avons jamais reçu de réponse positive du gouvernement à nos demandes", a-t-il regretté.

Un scénario qui a été officiellement rejeté mercredi soir par Madrid, du moins tant que le président séparatiste catalan ne retirerait pas sa "menace de rupture". "Si Carles Puigdemont veut parler ou négocier, ou envoyer des médiateurs, il sait parfaitement ce qu'il doit faire auparavant : se remettre dans le chemin de la loi, qu'il n'aurait jamais dû quitter", a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Le gouvernement "n'acceptera aucun chantage", prévient le communiqué, qui ajoute à l'adresse de Carles Puigdemont : "Retirez la menace de la rupture".

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Dimanche 1er octobre, à l'issue du référendum d'autodétermination déclaré illégal par Madrid, Puigdemont avait ouvert la voie à une proclamation d'indépendance, estimant que "les citoyens catalans avaient gagné le droit d'avoir un État indépendant sous la forme d'une république". Des dizaines de milliers de personnes ont défilé mardi dans les rues de la Catalogne, où une grève générale avait été décrétée par les indépendantistes pour dénoncer les violences policières lors du scrutin.

Avec Reuters

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