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Human Rights Watch dénonce le recours au viol dans le conflit centrafricain

Le camp de réfugié de Mpoko à Bangui en Centrafrique, le 20 février 2014.
Le camp de réfugié de Mpoko à Bangui en Centrafrique, le 20 février 2014. Fred Dufour, AFP, Archive.

Human Rights Watch a dénoncé dans un rapport paru jeudi, le recours au viol à répétition par les milices Séléka et les antibalaka pendant le conflit centrafricain. L'ONG a recensé plus de 300 cas de violences sexuelles dans le pays.

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Les groupes armés en Centrafrique ont eu recours au viol et à des esclaves sexuelles à travers le pays comme tactique de guerre entre début 2013 et la mi-2017, a dénoncé l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport paru le 5 octobre.

Les commandants des unités ont toléré les violences sexuelles commises par leurs troupes et dans certains cas, ils semblent les avoir ordonnées ou y avoir participé eux-mêmes, affirme le document à charge de 176 pages. De nombreux témoignages de victimes racontant dans le détail des viols à répétition chaque jour, renforcés par des entretiens avec des fonctionnaires, des policiers et des médecins, étayent les accusations de HRW. Les deux principales parties au conflit – les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et les antibalaka majoritairement chrétiennes – ont toutes deux eu recours à la violence sexuelle.

Rompre l’impunité des violeurs

Dans son document, l'organisation a compilé 305 cas de viols et d'esclavage sexuel dont ont été victimes selon elle 296 femmes et filles par des membres de groupes armés entre 2013 et mi-2017. Et pourtant, aucun membre des groupes armés en cause n'a, à ce jour, été arrêté ou traduit en justice pour violences sexuelles, déplore HRW, réclamant la concrétisation aussi rapidement que possible de la Cour criminelle spéciale créée en mai en Centrafrique pour juger les crimes commis par les groupes armés depuis 2003.

Avec un soutien financier, logistique et politique, cette Cour est la seule institution qui pourrait rompre l'impunité dont bénéficient les auteurs des violences, juge HRW qui donne les noms de six dirigeants de groupes armés – identifiés par des victimes comme ayant commis des violences sexuelles.

Avec AFP

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