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Exactions contre les enfants : l'Arabie saoudite dément les accusations de l'ONU

Des enfants yéménites dans un camp de déplacé dans la région de Nehm, à l'ouest de Marib, le 8 mai 2016.
Des enfants yéménites dans un camp de déplacé dans la région de Nehm, à l'ouest de Marib, le 8 mai 2016. Abdullah Al-Qadry, AFP

Riyad a rejeté vendredi les accusations de l'ONU qui a fait figurer la coalition arabe, engagée dans la guerre au Yémen sous la direction de l'Arabie saoudite, sur une liste noire annuelle dénonçant les exactions commises contre des enfants.

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L'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition arabe en guerre au Yémen, a rejeté vendredi 6 octobre les accusations formulées par l'ONU qui lui reproche de ne pas respecter les obligations liées aux lois internationales et au droit humanitaire quant à la protection des enfants.

Les Nations unies ont inscrit Riyad jeudi sur une liste noire pour meurtres d'enfants. "Au Yémen, les actions de la coalition ont provoqué en 2016 lors d'attaques d'écoles ou d'hôpitaux 683 victimes enfants lors de 38 évènements vérifiés", indique ce rapport.

Des chiffres jugés "erronés et trompeurs" par l’Arabie saoudite. "Nous exprimons de fortes réserves sur ces informations", a réagi l'ambassadeur saoudien à l'ONU, Abdallah al-Mouallimi. "Nous faisons le plus attention possible pour éviter de blesser des civils" dans cette guerre, a-t-il assuré.

Des "précautions" mais des centaines de morts

C’est la première fois que la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen figure dans l'annexe de ce document listant chaque année les pays ou entités commettant des exactions, telles que des meurtres, des viols, la prise en otages d’enfants, les mutilations, ou les recrutements de mineurs comme soldats…

Cette année, le rapport contient une nouveauté : deux catégories ont été établies dans la liste noire, une première de pays ou d'entités ne prenant pas de mesures pour atténuer les attaques contre des enfants. À cela s'ajoute une seconde, dans laquelle figure la coalition, prenant des précautions pour limiter le nombre de victimes enfants.

L’Arabie saoudite rejette la faute sur les Houthis

"L'Arabie saoudite et les membres de la coalition respectent (…) leurs obligations liées aux lois internationales et au droit humanitaire", a souligné l'ambassadeur saoudien. "Une seule victime est une victime de trop", a-t-il insisté, précisant que parmi les mesures prises par la coalition pour limiter le nombre d'enfants victimes de la guerre au Yémen, l'Arabie saoudite a créé à l'état-major de la coalition une unité de surveillance chargée de protéger les enfants contre les conséquences des opérations militaires.

"Nous sommes actifs pour enquêter sur tous les incidents rapportés", a-t-il ajouté, attribuant la responsabilité des exactions commises sur des enfants aux Houthis et aux forces loyales à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, combattus par la coalition au Yémen. Le diplomate saoudien les a notamment accusés d'utiliser des enfants comme boucliers humains.

En 2016, l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait subi des pressions de l'Arabie pour que la coalition ne figure pas sur la liste noire annuelle des Nations unies. Le nom de la coalition avait été retiré et l'Arabie avait démenti avoir menacé de couper des financements dans des programmes humanitaires des Nations unies.

Avec AFP et Reuters

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