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La Turquie lance une opération militaire à Idleb en Syrie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan. AFP

Des soldats turcs sont entrés, dimanche, dans la province syrienne d'Idleb, où doit être mis en place un cessez-le-feu. La veille, Ankara avait annoncé le lancement d'une opération conjointe avec l'Armée syrienne libre.

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C'est une incursion dans la zone dite de "désescalade". Dimanche 8 octobre, une petite unité de reconnaissance de l'armée turque a pénétré dans la province d'Idleb, dans l'ouest de la Syrie, en prévision du déploiement de rebelles soutenus par Ankara.

Les véhicules militaires turcs ont été escortés par des combattants de l'alliance islamiste Tahrir al Cham, qui contrôle en grande partie la région et contre qui l'armée turque avait prévu de mener son opération, ce qui laisse entendre qu'un accord pourrait avoir été conclu entre les deux camps pour prévenir tout affrontement.

Un accrochage entre djihadistes et soldats turcs a cependant été signalé dimanche matin près du village de Kafr Lusin par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH),

Samedi 7 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé le lancement d'une importante opération militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) dans la province d'Idlib, avec l'appui de l'armée turque.

"Nous ne permettrons jamais l'existence d'un sanctuaire terroriste"

"Il y a une importante opération aujourd'hui à Idleb en Syrie, et cela va se poursuivre", avait déclaré Recep Tayyip Erdogan samedi dans un discours à des élus de son parti AKP (Justice et développement).

La Turquie a conclu le 15 septembre avec l'Iran et la Russie un accord sur le déploiement d'observateurs aux franges de la province d'Idleb, qui est contrôlée par une alliance rebelle conduite par l'ex-front Al Nosra, anciennement affilié à Al Qaïda.

La province d'Idlib a été définie par les trois pays comme une zone de "désescalade" où doit être mis en place un cessez-le-feu. Mais l'alliance islamiste, baptisée Tahrir al Cham, refuse cette trêve même si Ankara est parvenue à persuader deux des groupes de l'alliance à faire défection.

"Nous ne permettrons jamais l'existence d'un sanctuaire terroriste le long de nos frontières avec la Syrie", avait asséné samedi Recep Tayyip Erdogan. "Nous continuerons à prendre d'autres initiatives après l'opération d'Idleb."

"Le rôle des Russes se limite aux secteurs sous le contrôle du régime"

"Pour l'instant, l'Armée syrienne libre mène l'opération sur place", a ajouté le président turc. "La Russie apporte à l'opération un soutien aérien et nos forces armées un soutien de l'intérieur de nos frontières".

Moustafa Sejari, haut responsable du Liwa al Moutassem, a précisé que les Russes n'appuieraient pas les insurgés. "En ce qui concerne les Russes, ils n'auront aucun rôle dans les zones que nous contrôlons. Le rôle des Russes se limite aux secteurs sous le contrôle du régime", a-t-il dit.

L'an dernier, la Turquie avait lancé plus à l'est avec l'ASL l'opération "Bouclier de l'Euphrate", à la fois pour lutter contre l'État islamique et empêcher la progression des forces kurdes, une opération à laquelle Ankara a mis fin en mars dernier.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'alliance djihadiste accuse les groupes soutenus par la Turquie de travailler avec la Russie et les qualifie de traîtres, sans toutefois citer la Turquie.

Avec Reuters

 

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