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Dans la presse

"Hollywood face au tabou du harcèlement sexuel"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 9 octobre : la mobilisation des unionistes en Catalogne, les élections au Liberia, l’affaire Harvey Weinstein et une pub raciste.

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On commence cette revue de presse internationale en Catalogne, où les opposants à la sécession ont manifesté, hier, à Barcelone.

 

«Vous ne pourrez pas diviser l’Espagne», titre le quotidien national El Mundo, qui entend dans ce cri de ralliement des unionistes «la clameur de la majorité silencieuse», mobilisée «massivement en faveur de l’unité, du pluralisme et de la démocratie constitutionnelle». «La fin de l’hégémonie», salue El Pais, pour qui la grande manifestation d’hier «pulvérise la version des indépendantistes». «L’argument qu’ils brandissent avec le plus de force a subi une défaite sans recours», et «l’idée fausse selon laquelle il existerait une peuple unique uni autour de leur cause et qui aurait, du même coup, toute la légitimité pour faire passer en force une sécession unilatérale, cette idée-là, vient d’être taillée en pièces». «La fin du silence», annonce le journal catalan El Periodico, alors que le président séparatiste de la Catalogne a laissé entendre hier qu’il était prêt à déclarer l’indépendance si le gouvernement central espagnol ne répondait pas aux propositions de médiations. La Vanguardia presse Carles Puidgemont de «faire un geste envers tous les Catalans». «Beaucoup d’entre eux se sont sentis humiliés par la répression du 1er octobre, mais d’autres ont eu le sentiment d’être niés par la stratégie indépendantiste», écrit le quotidien catalan, qui demande à Puidgemont, à la veille de son discours devant le Parlement de la Catalogne, de faire une déclaration «ferme et solennelle sur sa promesse d’indépendance», mais de convoquer aussi, des élections.

Au Liberia, les électeurs désigneront demain leur nouveau chef de l'État. Un scrutin test pour ce pays qui a connu 14 années de guerre civile. Vingt candidats se disputent leurs suffrages, dont le sénateur et ex-footballeur Georges Weah. Il avait été défait en 2005 par la présidente sortante, Ellen Sirleaf, dont le bilan apparaît mitigé, comme en témoigne The New Dawn. Le journal rapporte que les Libériens aspirent à un «vrai changement», un changement promis par la plupart des candidats qui se sont engagés à s’attaquer à la corruption, à réparer l’économie, à rendre le pays auto-suffisant en matière alimentaire et à réconcilier une nation divisée. La majorité de ces candidats n’a cependant pas expliqué comment ils comptaient faire pour y parvenir, selon le journal libérien. «La paix et les élections ont été rétablis, mais la population aspire à davantage», confirme The Guardian qui évoque, outre Georges Weah, l’actuel vice-président Joseph Boakai et l’homme d’affaires Alexander Cummings au rang des favoris.

Également à la une de l'actualité ce matin : le licenciement hier aux États-Unis du très puissant producteur d’Hollywood Harvey Weinstein, soupçonné d’harcèlement sexuel. Le fondateur des sociétés de production Miramax et Weinstein Company, à l’origine notamment des films Shakespeare in Love et Pulp Fiction, avait pris les devants en annonçant prendre un congé illimité vendredi. Son départ est désormais acté, et c’est évidemment LE sujet de conversation du Tout-Hollywood, raconte The New York Times, qui a révélé qu’Harvey Weinstein avait conclu huit règlements à l’amiable, pour des montants compris entre 80 000 et 150 000 dollars, avec des femmes l’accusant de harcèlement sexuel et de contacts physiques non désirés. Des révélations qui auraient mis fin à ce qui était jusque-là un secret de polichinelle dans le milieu du cinéma hollywoodien, selon le journal, qui ironise sur la façon dont cette industrie, portée sur la lumière et peu avare de commentaires sur l’administration Trump, se fait tout à fait discrète sur cette affaire.

De fait, sur les quelque 40 personnalités hollywoodiennes invitées à s’exprimer sur ce sujet, quasiment aucune n’a accepté de le faire publiquement. «Les hommes doivent se décider à changer cette culture hollywoodienne qui a autorisé Harvey Weinstein à faire ce qu’il a fait», professe la Bible du milieu, Variety, qui propose que soient inscrits ces mots dans chaque bureau de Hollywood : «Si vous tolérez l’emploi de mots violents, la pratique d’actes sexistes ou que soient enfreintes les limites d’une femme en votre présence, alors vous autorisez les misogynes et les auteurs de harcèlement à croire que leur comportement est normal et acceptable. Vous avez le choix entre tolérer la culture qui produit et encourage de tels hommes ou la changer».

Après les accusations de harcèlement et le sexisme, le racisme, et le tollé provoqué par une publicité pour un gel douche de la marque Dove. D’après le site Mashable, un clip montrant une jeune femme noire devenant blanche après avoir utilisé l’un de ses produits a suscité une cascade de réactions indignées sur les réseaux sociaux, amenant l’entreprise, déjà épinglée pour ce type problème, à s’excuser. «Une image que nous avons récemment postée sur Facebook a manqué son objectif de représenter les femmes de couleur». «Nous regrettons profondément l'offense que cela a pu causer».

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