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KENYA

Le Parlement kényan facilite la réélection de Kenyatta et ajoute à la confusion

Des milliers de partisans au chef de l'opposition Raila Odinga ont manifesté mercredi 11 octobre, au Kenya.
Des milliers de partisans au chef de l'opposition Raila Odinga ont manifesté mercredi 11 octobre, au Kenya. Yasuyoshi Chiba, AFP
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Au lendemain du retrait surprise de Raila Odinga de la nouvelle élection présidentielle du 26 octobre, le Parlement kényan a voté un amendement facilitant la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, provoquant des manifestations.

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Le Kenya s'enfonce jour après jour dans la crise. Alors que le Parlement kényan a voté, mercredi 11 octobre, un amendement controversé ouvrant la voie à la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, des milliers de partisans du chef de l'opposition Raila Odinga ont manifesté, mercredi 11 octobre, au Kenya.

Le texte voté au Parlement, boycotté par les députés de l'opposition, indique que le retrait d'un candidat qualifié pour le second tour d'une élection présidentielle entraîne automatiquement la victoire de l'autre. Il prendra effet une fois signé par le président de la République.

Au lendemain du retrait de Raila Odinga de la présidentielle du 26 octobre, ce vote a été vivement dénoncé par l'opposition.

"Élection pire que la précédente"

Raila Odinga avait menacé à plusieurs reprises de boycotter cette nouvelle élection si des membres de la commission électorale, qu'il accuse d'avoir couvert les irrégularités dénoncées, n'étaient pas remplacés. "Tout indique que l'élection programmée le 26 octobre sera pire que la précédente'", a-t-il déclaré avant d'annoncer son retrait.

Le chef de l'opposition estime que son retrait implique l'annulation du scrutin du 26 octobre, organisé en raison de l'annulation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta le 8 août, et l'organisation d'un tout nouveau processus électoral. Le chef de l'État soutient, lui, que l'élection doit avoir lieu, avec ou sans son principal rival.

"Terrain inconnu"

"Une chose est sûre, le pays entre en terrain inconnu", a assuré le quotidien Daily Nation dans son éditorial. "La grande question est de savoir ce qui va se passer ensuite pour le Kenya. Uhuru Kenyatta va-t-il être déclaré président et prêter serment ? Et que cela va-t-il signifier pour sa légitimité, étant donné que la Cour suprême a invalidé son élection ?"

À Kisumu et Homa Bay, des bastions de l'opposition situés dans l'ouest du pays, quelques milliers de partisans de Raila Odinga ont chanté mercredi "Pas de réformes, pas d'élection", après plusieurs manifestations organisées ces dernières semaines. Dans le centre de la capitale Nairobi, des manifestants commençaient à se rassembler sous le regard de nombreux policiers anti-émeute.

Avec AFP et Reuters

France 24

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