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Moyen-Orient

Les assassins de l’ex-président libanais Bachir Gemayel condamnés à mort

© Anwar Amro, AFP | Des manifestants pro-Gemayel dans le quartier chrétien d'Achrafieh, à Beyrouth, le 20 octobre 2017.

Texte par Rémi CARLIER

Dernière modification : 20/10/2017

Trente cinq ans après l'assassinat de Bachir Gemayel, deux Libanais ont été condamnés à mort par contumace vendredi. L'ex-président libanais était adulé par les chrétiens du Liban mais aussi considéré comme un traître pour ses liens avec Israël.

La Cour de justice libanaise a condamné à mort, vendredi 20 octobre, Habib Chartouni et Nabil Alam, jugés par contumace pour l'assassinat en septembre 1982 du président libanais Bachir Gemayel, élu seulement trois semaines auparavant.

Habib Chartouni, militant du Parti national social syrien (PNSS), groupe paramilitaire proche du régime de Damas, avait reconnu dans les années 1980 sa responsabilité dans l’attentat du 14 septembre 1982, quand une explosion avait détruit les locaux du parti pro-chrétien des Phalanges libanaises, dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth, et tué 33 personnes, dont Bachir Gemayel.

Incarcéré pendant huit ans, Chartouni avait été libéré en 1990 par l’armée syrienne qui occupait alors le Liban, avant de fuir le pays, et est depuis en cavale. Nabil al-Alam, donné pour mort par les médias libanais depuis 2014, a également été condamné à mort par contumace pour "meurtre avec préméditation". Cet ancien responsable du PNSS était accusé d'avoir commandité l'assassinat.

Un "verdict attendu depuis 35 ans"

"La Cour de justice a émis aujourd'hui son verdict attendu depuis 35 ans alors que le peuple libanais avait déjà émis le sien depuis longtemps", a déclaré, vendredi, le député Nadim Gemayel, fils du président assassiné, rapporte le quotidien L’Orient le Jour.

Les nombreux massacres et assassinats de la guerre du Liban (1975-1990) ont été suivis d’une amnistie générale pour tous les crimes, sauf ceux présentés devant la Cour de justice. Il a fallu attendre la fin de la tutelle syrienne (1990-2005) et de l’instabilité politique qui a suivi pour que Nadim Gemayel dépose, en 2012, une demande d’ouverture de procès pour la mort de son père, rappelle L’Orient le Jour, et que le procès s’ouvre fin novembre 2016.

Adulé et haï

Des sympathisants du PNSS se sont rassemblés, vendredi, près de la Cour de justice pour affirmer leur soutien à Habib Chartouni, le qualifiant de "héros" et brandissant des photos de Bachir Gemayel aux côtés d'Ariel Sharon, à l'époque ministre israélien de la Défense. Adulé par une grande partie de sa communauté, Bachir Gemayel est considéré comme un "traître" par une partie des Libanais en raison de sa collaboration, avant son assassinat, avec Israël, contre lequel le Liban est toujours techniquement en guerre.

Au lendemain de son assassinat, ses partisans ont commis le tristement célèbre massacre de Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens au sud de Beyrouth, après y avoir été acheminés par l'armée israélienne, déployée tout autour.

Avec Reuters, AFP et AP

Première publication : 20/10/2017

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