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Tollé après la nomination de Mugabe comme "ambassadeur de bonne volonté de l'OMS"

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, le 13 avril 2016.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, le 13 avril 2016. Jekesai Njikizana, AFP

L'OMS a invoqué samedi les efforts du Zimbabwe contre le tabac et contre les maladies non transmissibles pour justifier sa décision de nommer Robert Mugabe "ambassadeur de bonne volonté", provoquant un déferlement de critiques.

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"Quand j'ai entendu parler de la nomination de Robert Mugabe par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), franchement j'ai cru à un mauvais poisson d'avril." Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est joint au concert de critiques à l'encontre de l'OMS, samedi 21 octobre, en jugeant "ridicule" et "absolument inacceptable" la nomination du président zimbabwéen comme ambassadeur de bonne volonté par l'organisation.

Dans un premier temps, l'OMS avait invoqué samedi les efforts du Zimbabwe contre le tabac et contre les maladies non transmissibles pour justifier cette nomination.

L'OMS "à l'écoute" est en train de "repenser la question"

Le système de santé au Zimbabwe, comme beaucoup d'autres services publics, s'est effondré sous le régime autoritaire et répressif de Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d'équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaire. Le principal parti d'opposition, le MDC, a estimé que cette nomination était "risible".

"La corruption de Mugabe a décimé le système de santé du Zimbabwe, mais l'OMS le nomme ambassadeur", a tweeté l'un des directeurs de l'ONG Human Rights Watch.

L'OMS fera-t-elle machine arrière ? Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé samedi qu'il était en train de "repenser la question" après les vives réactions qui lui sont parvenues du monde entier. "J'écoute. J'entends vos préoccupations. Je suis en train de repenser la question conformément aux valeurs de l'OMS. Je vais publier une déclaration dès que possible", a-t-il écrit sur Twitter.

Avec AFP et Reuters

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