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Face au tollé, l'OMS annule la nomination de Mugabe comme "ambassadeur de bonne volonté"

Le président zimbabwéen Robert Mugabe à la tribune de l'ONU en 2015.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe à la tribune de l'ONU en 2015. John Moore, Getty Images, AFP

Le patron de l'OMS a annulé dimanche la nomination du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme "ambassadeur de bonne volonté", expliquant que cela était dans l'intérêt de l'agence de l'ONU après la controverse provoquée par sa décision.

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Après le déferlement de critiques déclenché par la nommination de Robert Mugabe comme "ambassadeur de bonne volonté", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait machine arrière; dimanche 22 octobre. "Au cours des derniers jours, j'ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS (...) en Afrique. En conséquence, j'ai décidé d'annuler cette nomination", a ainsi déclaré dans un communiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Dans un premier temps, l'OMS avait invoqué samedi les efforts du Zimbabwe contre le tabac et contre les maladies non transmissibles pour justifier cette nomination.

Le principal parti d'opposition au Zimbabwe, le MDC, avait jugé cette nomination  "risible". Le système de santé au Zimbabwe, comme beaucoup d'autres services publics, s'est effondré sous le régime autoritaire et répressif de Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d'équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaire.

"La corruption de Mugabe a décimé le système de santé du Zimbabwe, mais l'OMS le nomme ambassadeur", avait aussi tweeté l'un des directeurs de l'ONG Human Rights Watch.

"Quand j'ai entendu parler de la nomination de Robert Mugabe par l'OMS, franchement j'ai cru à un mauvais poisson d'avril," avait, par ailleurs, réagi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, jugeant cette nomination "ridicule" et "absolument inacceptable".

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait commencé à rétropédaler samedi en annoncant qu'il était en train de "repenser la question". "J'écoute. J'entends vos préoccupations. Je suis en train de repenser la question conformément aux valeurs de l'OMS. Je vais publier une déclaration dès que possible", avait-il écrit sur Twitter.

Avec AFP et Reuters

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