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L’Union européenne reporte le vote sur le futur du glyphosate

Le glyphosate est utilisé comme herbicide par les agriculteurs, mais a été classé produit "cancérigène probable" par l'OMS en 2015.
Le glyphosate est utilisé comme herbicide par les agriculteurs, mais a été classé produit "cancérigène probable" par l'OMS en 2015. Philippe Huguen, AFP

La Commission européenne a repoussé mercredi un vote d’experts sur le futur du glyphosate. Alors que le Parlement européen veut éliminer progressivement le pesticide, l’exécutif européen plaide pour une utilisation réduite ces prochaines années.

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L'Union européenne a bien du mal à trouver un compromis sur le glyphosate. Alors qu’un comité d’experts devait voter, mercredi 25 octobre, pour obtenir de la part des États membres une décision claire sur le futur de cet herbicide, la Commission européenne a annoncé que le scrutin était repoussé à une date ultérieure.

La Commission européenne proposait jusqu'à présent un renouvellement de la licence du glyphosate, qui expire à la fin de l'année, pour dix ans. Mais elle a changé d'avis mardi, et plaide désormais pour une période d'utilisation réduite entre cinq et sept ans.

C'est le Parlement européen qui a exigé que la Commission revoit sa copie. Bien que son avis ne possède aucune valeur contraignante, la nouvelle proposition de la Commission est tombée seulement quelques heures plus tard.

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"Une substance cancérigène probable"

Le texte du Parlement fait notamment référence à l'étude du Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS, qui a classé la substance "cancérogène probable" en 2015, contrairement aux agences européennes, l'Efsa (sécurité des aliments) et l'Echa (produits chimiques). Depuis, la controverse scientifique ne s'éteint pas.

>> À voir sur france 24 : "ICI L'EUROPE - 'Glyphosate : le désherbant de la colère' "

Plusieurs pays membres – France, Italie, Autriche – ont publiquement annoncé qu'ils s'opposeraient à un renouvellement pour dix ans. Mais Paris a aussi exprimé sa préférence pour une durée réduite.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a indiqué mercredi que la France, favorable à un renouvellement pour trois ans, était prête à accepter une durée de quatre ans pour permettre un consensus.

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Il faut une majorité qualifiée – 55 % des États membres, mais aussi 65 % de la population – pour accepter ou rejeter la proposition de la Commission, difficile à atteindre sans les poids lourds démographiques de l'UE.

Cette saga du renouvellement de la licence du glyphosate dure depuis plus de deux ans dans l'UE. Agacée de voir les États membres se défiler, la Commission répète inlassablement depuis l'été que la décision doit être une affaire de "responsabilité partagée".

Le sujet devient de plus en plus pressant, la licence du glyphosate expirant en décembre.

Avec AFP

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