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Macron en Guyane : "La République ne cède pas aux gens en cagoule"

Emmanuel Macron en visite à Maripasoula, en Guyane, le 26 octobre 2017.
Emmanuel Macron en visite à Maripasoula, en Guyane, le 26 octobre 2017. AFP

En visite en Guyane, Emmanuel Macron a condamné, vendredi, les violentes manifestations survenues la veille de son arrivée. Et d'assurer que "la parole de l'État" sur les engagements pris par le gouvernement précédent "sera tenue".

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Au lendemain d'une arrivée mouvementée en Guyane, Emmanuel Macron a promis, vendredi 27 octobre, la mise en œuvre des engagements pris au printemps, après un conflit social sans précédent, tout en prévenant que l'État ne céderait pas aux "gens en cagoule".

Le chef d'État a souligné que les 30 mesures du plan d'urgence adopté en avril par le précédent gouvernement étaient engagées, dont 23 déjà mises en œuvre, ainsi que deux tiers des 164 mesures sectorielles décidées à l'époque. "La parole de l'État sera tenue", a-t-il assuré lors d'un discours à Cayenne. "Ces engagements étaient initialement chiffrés à un milliard d'euros et représentent un milliard et demi de subvention d'État."

Emmanuel Macron a ajouté que le troisième volet des accords, proposé par le collectif local et qui pèse 2,1 milliards d'euros, serait examiné, comme François Hollande s'y était engagé.

Deux blessés dans les affrontements

L'arrivée du président français, jeudi, en Guyane a été accompagnée d'échauffourées à Cayenne entre forces de l'ordre et manifestants. Cinq personnes ont été interpellées lors de ces affrontements, a indiqué le procureur Éric Vaillant. Un gendarme mobile et un policier ont été légèrement blessés.

Pendant plusieurs heures, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes destinés au départ à disperser un rassemblement devant la préfecture de Guyane de manifestants du collectif Pou Lagwiyann dékolé (Pour que la Guyane décolle).

De leur côté, des jeunes souvent cagoulés ont lancé des cocktails Molotov et des projectiles, notamment aux abords du commissariat. Des poubelles ont été incendiées, a constaté une journaliste de l'AFP.

"La Guyane subit des violences inacceptables", a regretté le chef de l'État dans son discours de vendredi. Il a annoncé que l'augmentation des moyens de la sécurité prévue en Guyane serait "accélérée", et que le déploiement des renforts à venir serait donc achevé "plus vite que prévu".

La Guyane avait été paralysée en mars et en avril sous le quinquennat de François Hollande par un mouvement de contestation sociale de grande ampleur, sur fond de revendications sécuritaires, sanitaires et éducatives.

Avec AFP et Reuters

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