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Un rapport de l'ONU accuse Damas d'être responsable d'une attaque au gaz sarin

© Omar haj kadour, AFP | Une fillette syrienne oscultée à l'hopital de Khan Sheikhun, après une attaque au gaz toxique.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/10/2017

Le régime d'Assad est responsable de l'attaque au gaz sarin perpétrée à Khan Cheikhoun en avril, a conclu jeudi un rapport de l'ONU. Elle avait causé la mort de 83 personnes, dont plus de 30 enfants.

Un rapport de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a délivré, jeudi 26 octobre, des conclusions sans équivoque : le régime de Damas est responsable d'une attaque au gaz sarin. Perpétrée le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord de la Syrie, elle a tué plus de 80 personnes, dont de nombreux enfants.

Les experts de l’ONU et de l'OIAC ont conclu, comme l'affirmaient notamment Washington, Londres et Paris, que le régime de Damas était bien responsable de l'attaque. Les éléments rassemblés par la commission d'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie vont dans le sens du "scénario le plus probable" selon lequel "le gaz sarin a été le résultat d'une bombe larguée par un avion", affirme le rapport, "certain que le responsable de cette attaque sur Khan Cheikhoun est le régime syrien".

La Russie, alliée de longue date du régime de Bachar al-Assad, a critiqué le rapport. La lecture du texte montre "de nombreuses contradictions, des incohérences logiques, une utilisation de témoignages douteux et de preuves non confirmées", a dénoncé vendredi le ministre adjoint russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov à l'agence Interfax. Moscou avait bloqué, mardi, une résolution présentée au Conseil de sécurité visant à prolonger le travail d’enquête des auteurs de ce rapport, dont le mandat expire mi-novembre.

Pour Tillerson, "le règne de la famille Assad arrive à sa fin"

Les États-Unis, quant à eux, ont réagi en faisant savoir que l'avenir de la Syrie s'écrirait sans Bachar al-Assad, éclipsant l'annonce dans la journée d'un nouveau cycle de pourparlers. "Nous ne pensons pas qu'il y ait un avenir pour le régime Assad et la famille Assad". Le message de Rex Tillerson, le secrétaire d'État américain, avait rarement été aussi clair. Et de poursuivre, "Je pense l'avoir dit à plusieurs occasions. Le règne de la famille Assad arrive à sa fin, la seule question qui reste est de savoir comment cela sera provoqué".

"Le Conseil de sécurité doit envoyer un message clair : aucun usage d'arme chimique ne sera toléré et il faut apporter un soutien total aux enquêteurs indépendants", a réagi de son côté l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley.

"Tout pays qui se refuse à le faire ne vaut pas mieux que les dictateurs et les terroristes qui utilisent ces armes terribles", a-t-elle ajouté.

Le rapport a délivré une "conclusion claire", a abondé le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui a exhorté "la communauté internationale à s'unir pour tenir le régime de Bachar al-Assad responsable" de cette attaque."J'appelle la Syrie à cesser de couvrir son abject allié et tenir son propre engagement qui est de s'assurer que les armes chimiques ne soient plus jamais utilisées", a-t-il réclamé.

"Boucher"

Les images des habitants agonisants de Khan Cheikhoun, dont de nombreux enfants, avaient frappé la communauté internationale et choqué la planète. Le président américain, Donald Trump, avait notamment qualifié de "boucher" son homologue syrien. "Des jeunes enfants qui meurent. Des bébés qui meurent. Des pères qui tiennent leurs enfants morts dans leurs bras. Des enfants morts. Il n'y a pas pire à voir et ça ne devrait pas être permis. C'est un boucher", avait-il déclaré.

Mais les propos de son secrétaire d'État jeudi, dont la fermeté tranchait avec les précédentes prises de position de Washington, ont fait grincer des dents dans le rang des alliés de Bachar al-Assad.

"Nous ne devrions pas anticiper l'avenir, le futur seul sait ce qui attend chacun", a ainsi répondu l'ambassadeur russe aux Nations unies, Vasily Nebenzia.

Le fils de l'ancien président Hafez al-Assad, soutenu par les forces armées iraniennes et russes, n'a pas abandonné les rênes du pays, plongé depuis 2011 dans une guerre civile sanglante. Il n'a cessé de répéter qu'il ne démissionnerait pas sous la pression des rebelles, qu'il qualifie de "terroristes".

L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait indiqué plus tôt dans la journée qu'un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie se tiendrait à partir du 28 novembre à Genève, sous l'égide de l'ONU.

Avec AFP

Première publication : 27/10/2017

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