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Législatives : de retour aux urnes, les Islandais partagés entre changement et stabilité

Une affiche de campagne du Parti de l'indépendance, à Reykjavik, le 24 octobre 2017.
Une affiche de campagne du Parti de l'indépendance, à Reykjavik, le 24 octobre 2017. Halldor Kobleins, AFP

Pour la troisième fois en quatre ans, les Islandais sont appelés aux urnes, samedi, pour des législatives anticipées provoquées par la démission du précédent gouvernement. Le Parti de l'indépendance au pouvoir part favori du scrutin.

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Entre volonté de "dégagisme" et aspiration à la stabilité en ces temps fastes pour l'économie de la petite île subarctique, les Islandais se rendent aux urnes samedi 28 octobre lors de législatives anticipées dans un esprit très partagé.

Neuf partis sont en lice, du Parti de l'indépendance, formation conservatrice dominante depuis 1944, au mouvement Gauche-Verts qui draine une partie des électeurs déterminés à solder les années "fric" ayant mené à la crise financière en 2008.

Selon les derniers sondages publiés vendredi par le quotidien Morgunbladid et la télévision Ruv, le Parti de l'indépendance du Premier ministre sortant, Bjarni Benediktsson, obtiendrait 17 sièges sur 63. Quel que soit son score samedi soir, Benediktsson bénéficie incontestablement de l'extraordinaire vitalité de l'économie islandaise.

Une démocratie plus transparente

Plusieurs partis du camp "anti-establishment" apparaissent néanmoins en mesure de le renvoyer dans l'opposition : le mouvement Gauche-Verts, les sociaux-démocrates, et les Pirates totaliseraient ensemble jusqu'à 29 mandats. Trop court pour atteindre la majorité de 32 sièges, mais le ralliement d'un quatrième parti est envisageable.

"Si ces chiffres sont confirmés par l'élection, ils constitueront pour l'opposition une injonction à former un gouvernement", a commenté la dirigeante du Mouvement Gauche-Verts, Katrin Jakobsdottir.

L'histoire récente a toutefois montré combien les partis de gauche peinaient à s'entendre. De l'autre côté du spectre, si les conservateurs semblent esseulés, ils pourraient néanmoins faire cause commune avec leurs anciens alliés du Parti du progrès, le Centre et les libéraux de Renaissance, crédités de 16 à 17 sièges au total.

Il s'agit des quatrièmes législatives depuis la crise qui a plongé la nation nordique dans le marasme, mis au jour les petits arrangements entre politique et milieux d'affaires mais fait aussi émerger un mouvement de fond pour une démocratie plus transparente.

Avec AFP

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