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Colombie : le chef de l'ex-guerilla des Farc "Timochenko" candidat à la présidentielle

"Timochenko", chef de l'ancienne guerilla devenue parti politique, sera candidat à la présidentielle colombienne de 2018.
"Timochenko", chef de l'ancienne guerilla devenue parti politique, sera candidat à la présidentielle colombienne de 2018. Raul Arboleda, AFP

L'ancienne guérilla des Farc a annoncé, mercredi, la candidature à la présidentielle en Colombie, prévue en mai 2018, de son chef, Rodrigo Londoño, plus connu sous le nom de "Timochenko".

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La guérilla des Farc, devenue un parti politique aux termes de l'accord de paix signé l'an dernier, a annoncé mercredi 1er novembre le nom de son candidat à la présidentielle colombienne de mai 2018. Il s'agira de son chef, Rodrigo Londoño, plus connu sous son nom de guerre "Timochenko".

>> À voir : La Colombie sur les chemins cahoteux de la réconciliation

"Nous annonçons que notre candidat à la présidence de la République sera Rodrigo Londoño Echeverry, Timochenko", a déclaré Ivan Marquez, porte-parole de cette formation politique, lors d'une conférence de presse.

Cet ex-rebelle d'origine paysanne de 58 ans a été le dernier commandant des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), guérilla transformée en parti politique fin août, tout en gardant les mêmes initiales : la Force alternative révolutionnaire commune.

Timochenko, homme corpulent de petite taille (1,65 m) au collier de barbe grisonnant, a souffert en juillet d'un accident cérébral qui a entraîné des troubles d'élocution et l'a obligé à se rendre à Cuba, où il achève sa rééducation. Malgré ses problèmes de santé, il a été nommé président de la nouvelle formation en septembre.

Des sièges réservés aux Farc lors des législatives

L'accord de paix signé avec le président Juan Manuel Santos en novembre 2016 garantit 10 sièges, cinq dans chaque chambre, à la Farc dont les candidats doivent quand même se présenter au scrutin.

Tout en se présentant aux élections, les membres du parti Farc devront répondre, devant la justice spéciale de paix, des crimes commis durant les 53 ans de confrontation armée avec les forces de l'ordre. L'accord prévoit que les ex-guérilleros bénéficient de peines alternatives à la prison s'ils disent la vérité et dédommagent les victimes.

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Avec AFP

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