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La Corée du Sud ne développera pas l'arme nucléaire

Le président sud-coréen Moon Jae-in à la tribune de l'ONU en septembre 2017.
Le président sud-coréen Moon Jae-in à la tribune de l'ONU en septembre 2017. AFP

Malgré les menaces répétées de Pyongyang, le président sud-coréen Moon Jae-in a annoncé mercredi que son pays ne développerait et ne possèderait pas d'arme nucléaire.

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La Corée du Sud ne développera pas ses propres armements nucléaires en dépit des menaces de Pyongyang, le voisin du nord qui dispose de l'arme atomique, a déclaré mercredi 1er novembre le président sud-coréen Moon Jae-in. "Les efforts de la Corée du Nord pour devenir un État nucléaire ne peuvent être acceptés ou tolérés", a déclaré le président devant le Parlement. "Nous n'allons pas développer ou posséder (des armes) nucléaires", a-t-il également dit.

Parallèlement, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine et la Corée du Sud travailleraient à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. La Chine et la Corée du Sud continueront à utiliser les moyens de la diplomatie pour traiter de la question de la péninsule coréenne, ajoute le communiqué.

Les propos du président Moon et la déclaration de Pékin interviennent après une rencontre mardi dans la capitale chinoise entre le représentant de la Corée du Sud pour les discussions nucléaires à six pays, Lee Do-hoon, et son homologue chinois, Kong Xuanyou. Ces pourparlers à six réunissent la Chine, la Corée du Sud, la Corée du Nord, les États-Unis, la Russie et le Japon et visent à trouver une issue pacifique aux ambitions nucléaires de Pyongyang.

Lors de cette rencontre, la Chine et la Corée du Sud ont décidé de travailler ensemble pour résoudre la question nucléaire nord-coréenne ainsi que pour normaliser leurs relations de façon à mettre fin au contentieux entre les deux pays sur le déploiement en Corée du Sud d'un système de défense anti-missile américain Thaad.

"Équilibre de la terreur"

Pyongyang a mené en septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Le Nord a par ailleurs tiré des missiles susceptibles, en apparence, d'atteindre une bonne partie du continent américain, ce qui a suscité des craintes à Séoul quant à la solidité de son alliance avec Washington.

Les médias sud-coréens et l'opposition ont réclamé le redéploiement des armes nucléaires tactiques américaines qui avaient été retirées de la péninsule dans les années 1990. Certains estiment qu'en cas de refus de Washington, Séoul doit se doter de ses propres capacités nucléaires. Il s'agit à leurs yeux d'assurer un "équilibre de la terreur" sur la péninsule.

Mais le président Moon a souligné que la politique sud-coréenne en la matière serait "basée sur la déclaration conjointe de dénucléarisation de la péninsule coréenne proclamée par les deux Corées" en 1992.

Avec AFP

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