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Une sur Tariq Ramadan : ouverture d'une enquête après des menaces de mort contre Charlie Hebdo

La une de l'hebdomadaire satirique pour la nouvelle année 2017.
La une de l'hebdomadaire satirique pour la nouvelle année 2017. Eric Feferberg, AFP

Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête, lundi, après les menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux visant Charlie Hebdo, à la suite d'un dessin représentant l'islamologue Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol.

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Après une plainte déposée par l’hebdomadaire Charlie Hebdo relative à de nouvelles menaces de mort, le parquet de Paris a ouvert, lundi 6 novembre, une enquête préliminaire.

L'enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire a été ouverte pour "menaces de mort matérialisées par un écrit" et "apologie publique d'un acte de terrorisme".

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Riss, a annoncé le dépôt d'une plainte à la suite de menaces reçues après la publication, le 1er novembre en "une", d'un dessin représentant l'islamologue Tariq Ramadan. Dans cette édition, le journal représente le théologien le pantalon déformé par un énorme sexe en érection, et proclamant: "Je suis le 6e pilier de l'islam". "VIOL La défense de Tariq Ramadan", peut-on lire au-dessus du dessin.

L'islamologue et théologien suisse est visé par deux plaintes pour viol en France, qu'il conteste. Il a par ailleurs démenti, lundi, des accusations d'abus sexuels sur des mineures, publiées par un média suisse, et annoncé qu'il allait porter plainte pour diffamation.

Les menaces "n'ont jamais vraiment cessé"

Interrogé sur l'angle choisi pour ce dessin, le directeur de la publication Riss a fait valoir, sur Europe 1, que Tariq Ramadan se présentait lui-même comme "un islamologue, comme un sachant", c'est pourquoi le dessin fait référence au "6e pilier de l'islam [....] le jihad".

Depuis les attentats de janvier 2015 à Paris contre Charlie Hebdo, les messages de haine et les menaces adressées à l'hebdomadaire n'ont "jamais vraiment cessé", a relevé Riss.

"C'est toujours difficile de savoir si ce sont des menaces sérieuses ou pas, mais par principe, on les prend au sérieux et on dépose plainte", a-t-il ajouté.

Avec AFP et Reuters

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