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Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri en visite à Abu Dhabi

Le Premier ministre démissionnaire du Liban, Saad Hariri, et le prince héritier des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, mardi 7 novembre, à Abu Dhabi.
Le Premier ministre démissionnaire du Liban, Saad Hariri, et le prince héritier des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, mardi 7 novembre, à Abu Dhabi. Mohammed al-Hammadi, WAM, AFP

Alors que le rôle exact joué par l'Arabie saoudite dans sa démission n'a pas été clairement établi, Saad Hariri a effectué mardi une visite surprise à Abu Dhabi. Le Premier ministre démissionnaire n'a pas encore dit s'il reviendrait au Liban.

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Après l'Arabie saoudite, c'est à Abu Dhabi que le Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri a effectué, mardi 7 novembre, une visite. Depuis qu'il a annoncé quitter son poste, samedi, depuis Riyad, les spéculations allaient bon train au Liban sur une possible interdiction de quitter l'Arabie saoudite.

Plusieurs médias et responsables au Liban estimaient que Saad Hariri avait été contraint de prendre cette décision et qu'il n'était pas libre de ses mouvements, surtout que l'annonce coïncidait avec l'arrestation de dizaines de princes, de ministres et d'hommes d'affaires dans une purge sans précédent dans le royaume wahhabite.

>> À lire : Saad Hariri démissionné ou retenu à Riyad ? Rumeurs et soupçons au Liban

Le journal libanais Al-Akhbar a été jusqu'à déclarer en une que le Premier ministre démissionnaire était "otage" en Arabie saoudite. Mais, mardi, l'agence officielle WAM des Émirats arabes unis a annoncé la visite de Saad Hariri dans la capitale Abu Dhabi, où l'homme fort du pays, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, l'a assuré du "soutien" de son pays face "aux ingérences régionales", en allusion à l'Iran.

Hassan Rohani réaffirme son soutien au Liban

Saad Hariri, dont l'épouse et les enfants vivent en Arabie saoudite, n'a pas dit s'il reviendrait au Liban, mais plusieurs responsables libanais ont indiqué qu'il pourrait y retourner dans les prochains jours.

Le président libanais Michel Aoun a affirmé qu'il attendait de le rencontrer pour décider s'il acceptait ou non sa démission. Un départ qui fait craindre de nouvelles violences dans le pays aux équilibres fragiles.

>> Démission de Hariri : "Il ne voulait pas donner de couverture politique au Hezbollah"

Celle-ci est intervenue en pleines tensions entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, au sujet de plusieurs questions et conflits au Moyen-Orient. Mardi, lors d'un entretien téléphonique avec Michel Aoun, le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé son soutien au Liban.

"Sans aucun doute, le grand peuple libanais réussira à déjouer le nouveau complot et ne permettra pas que le Liban soit un champ de conflit des autres puissances ou le retour des terroristes", a déclaré Hassan Rohani.

Avec AFP

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