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Revue de presse

"L'évasion fiscale, un sport de haut niveau"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 7 novembre, les révélations des «Paradise Papers» sur l’évasion fiscale pratiquée en Europe par les géants américains Nike et Apple. Les questions qui entourent la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri. Le centenaire de la Révolution russe. Et les conséquences fâcheuses d’un doigt d’honneur.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la suite des révélations des «Paradise Papers». D’après le Consortium international des journalistes d’investigation, l’entreprise Nike ne payerait que 2% d’impôts en Europe, contre 25 % en moyenne pour les entreprises européennes.

 

L’équipementier sportif américain profiterait d’un «trou» dans la législation des Pays-Bas, où sont transférés tous les revenus générés par ses ventes en Europe, une opération qui lui permettrait d’échapper à plusieurs milliards de dollars d’impôts, selon Le Soir, qui explique que ce système lui permet de ne payer «presque aucun impôt en Belgique», alors que son centre de distribution pour l’Europe, établi à Anvers, y emploie environ 3000 personnes. «Un cadeau fiscal» qui permettrait à Nike de se constituer «un beau matelas de liquidités», évalué à plus de 10 milliards d’euros, hors des Etats-Unis. «Nike est le synonyme de l’athlétisme à travers le monde entier, mais il y a une discipline dans laquelle il semble imbattable, l’évasion fiscale, un sport hautement compétitif», cingle le Süddeutsche Zeitung qui se demande où atterrissent les profits générés par la marque.

 

Egalement épinglé, un autre géant américain, Apple. D’après le Süddeutche Zeitung, les filiales du groupe en Irlande auraient quant à elles exploité un vide juridique dans le droit fiscal irlandais, ce qui leur aurait permis un temps de ne payer aucun impôt dans le monde, un vide finalement comblé en 2015 sous l’effet de la pression internationale, mais qui n’aurait pas amené l’entreprise à changer de stratégie, deux de ses filiales, dont le siège était à Jersey, un paradis fiscal où le taux d'imposition pour les entreprises est nul, lui permettant de profiter ensuite d’un taux d'imposition sur les bénéfices entre 3% et 7%, selon le journal, auquel un porte-parole d’Apple aurait répondu que le géant américain est «le plus gros contribuable du monde», avec plus de 35 milliards d'impôts sur les sociétés payés ces trois dernières années et que ses montages fiscaux sophistiqués étaient motivés par la volonté de payer l'essentiel de ses impôts aux États-Unis. Par patriotisme, en somme.

Au Liban, la démission, samedi, depuis Riyad, de Saad Hariri, alimente beaucoup de questions. D’après L’Orient Le Jour, le Premier ministre libanais, qu’on voit photographié hier en compagnie du roi Salmane d’Arabie saoudite, comme pour «couper court» à certaines thèses faisant état de son arrestation ou de son assignation à résidence, serait devenu à son insu «le protagoniste d’une montée aux extrêmes» des tensions entre Téhéran et Riyad, où la nouvelle équipe saoudienne serait en train de programmer un Saad Hariri «version 2.0», annoncé par le journal comme étant «bientôt de retour au Liban» pour rejoindre, «loin du compromis qui a porté Michel Aoun à la présidence et loin de toute flexibilité à l’égard du Hezbollah, une vaste coalition visant à faire face à l’influence iranienne». En attendant, le pays est confronté à une vacance, un vide, représenté dans un dessin du Daily Star Lebanon, qui montre le Liban écartelé par les ingérences étrangères.

Au menu, également, le centenaire de la Révolution russe. Cent ans après, la prise du pouvoir par les Bolchéviques est célébrée sans éclat en Russie. Pour l’occasion, The Moscow Times a demandé à ses compatriotes ce qu’ils pensaient de cette page de leur histoire. Les Moscovites rencontrés square Pouchkine sont partagés. «Je n’ai pas d’avis sur la question», répond Angela, 27 ans, qui estime que le fait que cet anniversaire ne donne pas lieu à un grand rassemblement public est «une bonne chose, parce qu’il aurait donné lieu à des violences», tandis que Yevgueny, un étudiant de 17 ans, dit qu’il est «contre les communistes», et que la Russie doit aller de l’avant. Igor, 80 ans, retraité, parle lui d’une date «importante», et que s’il y avait eu des commémorations, il y serait allé «avec joie». D’après Les Echos, le Kremlin est d’autant plus embarrassé par 1917 que lui et son élite «haïssent tout ce qui s’apparente à une révolte populaire». Le journal rapporte que l’an passé, Vladimir Poutine, «qui en 17 ans de pouvoir a pourtant entretenu la nostalgie soviétique», avait donné le ton en déclarant que le mouvement bolchevique avait freiné le bon développement du pays, et que depuis, parmi les historiens et hommes politiques proches du pouvoir, la thèse du complot venu de l’étranger a même resurgi pour expliquer le soulèvement contre le tsar, «mais aussi pour dénoncer les récentes révolutions de couleur (orange en Ukraine, rose en Géorgie, jaune au Kirghizistan), prétendument fomentées par les Occidentaux» - «une comparaison qui, à quatre mois de la présidentielle, a valeur de rappel à l’ordre», selon Les Echos.

 

Tout autre chose, pour terminer, quoique. La cycliste photographiée il y a quelques semaines faisant un doigt d’honneur au cortège de Donald Trump vient d’être licenciée. Devenue l’héroïne des détracteurs du président américain, Juli Briksman, une démocrate de 50 ans, dit toutefois ne pas regretter son geste: «D’une certaine façon, je vais mieux que jamais», a-t-elle déclaré, selon The Huffington Post. «Je suis mécontente de la situation actuelle de notre pays. Je suis consternée. C’était une opportunité pour moi de dire quelque chose».

 

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