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La justice ordonne l'expulsion de Dieudonné du théâtre parisien de la Main d'Or

Archives, AFP

La cour d'appel a ordonné, mercredi, l'expulsion du polémiste controversé Dieudonné du théâtre parisien de la Main d'Or. Elle a par ailleurs confirmé sa condamnation pour des propos antisémites dans son spectacle "La bête immonde".

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C'est la fin d'un bras de fer judiciaire. La cour d'appel de Paris a ordonné, mercredi 8 novembre, l'expulsion du polémiste controversé Dieudonné du théâtre parisien de la Main d'Or, demandée par les propriétaires de cette salle, où il se produit depuis plus de quinze ans.

Cette décision, qui confirme un jugement de septembre 2015, est exécutoire, et peut donc être appliquée immédiatement. Lors du procès, les propriétaires du théâtre, la SCI Passage d'Or, avaient mis en avant des infractions au bail.

La justice condamne en outre la société Bonnie Productions, titulaire du bail, à payer 280 660 euros au titre d'arriérés locatifs, a déclaré à l'AFP l'avocate des propriétaires, Me Dominique Cohen Trumer.

L'avocate de Dieudonné M'bala M'bala, Me Isabelle Coutant-Peyre, a pour sa part indiqué à l'AFP qu'elle envisageait un pourvoi en cassation. Mais celui-ci ne serait pas suspensif, et n'empêcherait donc pas une expulsion.

>> À lire : "Charlie Coulibaly" : Dieudonné condamné à deux mois de prison avec sursis

Par ailleurs, la cour d'appel a confirmé, mercredi, la condamnation du polémiste  à deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour des propos antisémites dans son spectacle "La bête immonde".

Dans ce spectacle, Dieudonné, fers aux pieds, déguisé en détenu de Guantanamo, avait discouru sur le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des Noirs et ironisé sur le génocide commis par les nazis.

Dieudonné M'bala M'bala devra également verser 2 500 euros à chaque partie civile, dont SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

À 51 ans, l'homme est un habitué des prétoires, avec près d'une quinzaine de condamnations inscrites à son casier judiciaire. Il a notamment été condamné à deux mois de prison avec sursis en mars 2015 pour apologie d'actes de terrorisme après son message "Je me sens Charlie Coulibaly".

Avec AFP

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